Paris calme Montpellier

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Paris calme Montpellier
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Venu à Paris auréolé du maillot de leader du Top 14, une première dans son histoire, Montpellier n'a pas résisté au Stade Français, vainqueur samedi à Charléty (30-13) grâce à une première période de feu lors de cette affiche de la 9e journée du Top 14. Menant 27-3 à la mi-temps, avec trois essais à la clé, les Parisiens ont ensuite souffert devant les Héraultais dont le réveil s'est néanmoins révélé trop tardif pour revenir de la capitale avec un petit quelque chose.

Venu à Paris auréolé du maillot de leader du Top 14, une première dans son histoire, Montpellier n'a pas résisté au Stade Français, vainqueur samedi à Charléty (30-13) grâce à une première période de feu lors de cette affiche de la 9e journée du Top 14. Menant 27-3 à la mi-temps, avec trois essais à la clé, les Parisiens ont ensuite souffert devant les Héraultais dont le réveil s'est néanmoins révélé trop tardif pour revenir de la capitale avec un petit quelque chose. Fabien Galthié, pour son premier retour à Paris à la tête d'une autre équipe, à savoir Montpellier qu'il a rejoint cet été, avait prévenu : les Parisiens sauront les recevoir ce samedi à Charléty. Le technicien du MHR, à l'origine avec son compère Eric Béchu de la métamorphose des joueurs héraultais depuis le début de la saison, a vu juste. Arrivés en leaders du Top 14 dans la capitale, les Montpelliérains ont été battus par une équipe du Stade Français qui a confirmé, le temps des 40 premières minutes du moins, son regain de forme amorcé à Agen le week-end dernier. Les hommes de la capitale n'ont pas raté leur dernier rendez-vous avant la Coupe d'Europe, profitant de leur cinquième victoire de la saison engrangée cet après-midi pour rester au contact du peloton de tête dans lequel figure toujours leurs invités du jour. Des Languedociens qui regretteront longtemps leur entame de match catastrophique. Monsieur Allan, arbitre écossais de la rencontre, venait tout juste de donner le coup d'envoi de ce choc de la 9e journée, que les Parisiens se retrouvaient déjà derrière la ligne d'en-but de leurs hôtes. Mais la vidéo annulait logiquement, après 22 secondes, l'action d'Arias. Ce n'était que partie remise pour les Parisiens, ultra-dominateurs face à des leaders du Top 14 timorés, incapables de reproduire leurs séquences de jeu qui en ont fait une équipe si séduisante. Leur mainmise sur le match, les partenaires de Papé allaient rapidement la traduire au tableau d'affichage. Après une pénalité de Beauxis, d'une précision chirurgicale au pied, les locaux prenaient deux fois en sept minutes l'arrière-garde languedocienne à défaut par l'intermédiaire de Valençon (10-0, 14e) et Gerber (17-0, 21e). Entre-temps, comme s'ils avaient besoin de cela, les Montpelliérains avaient écopé d'un carton jaune, Mirande se rendant coupable d'un plaquage sans ballon sur Arias sur le point de marquer (7e). Trinh-Duc avait à peine le temps d'ouvrir le compteur de son équipe (17-3, 28e) que Southwell inscrivait, déjà, le troisième essai parisien (24-3, 35e). Une nouvelle pénalité de Beauxis corsait un peu plus encore l'addition à la mi-temps (27-3). Le Stade plie mais ne rompt pas Montpellier, meilleure défense du championnat, qui n'avait plus encaissé d'essai depuis plus de quatre matches, avait déjà cédé trois fois. Il n'y avait qu'à voir la tête des leaders à la sortie du vestiaire pour comprendre que Galthié et Béchu n'avaient pas été tendres lors du repos. Tomas, victime d'un K.O. en tout début de match mais revenu après quelques minutes passées sur la touche, ressortait des vestiaires en lâchant un "On a été lamentables." Ce qui ne sera pas le cas lors du deuxième acte. Sans doute piqués au vif par leurs entraîneurs, les Montpelliérains revenaient sur la pelouse avec d'autres ambitions, lesquelles étaient de suite récompensées par un essai de l'ailier fidjien Nagusa (27-8, 49e). Enfin rentrés dans leur match, les visiteurs offraient cette fois une résistance digne de leur nouveau statut. Et les Parisiens, à l'instar de Montpellier lors des 40 premières minutes, allaient se retrouver sur le reculoir durant toute la deuxième période. Désormais dominateurs dans le combat, derrière une troisième ligne Matadigo-Gorgodze-Ouedraogo très percutante, les Montpelliérains campaient dans le camp adverse et, grâce à l'omniprésent Gorgodze, franchissaient une deuxième fois la ligne d'en-but à un quart d'heure du dénouement. Malheureusement pour eux, Trinh-Duc, buteur en l'absence de Bustos Moyano, gaspillait des points au pied en ratant une deuxième fois la transformation (27-13, 63e). Le dernier quart d'heure se résuma à une épreuve de force des avants de Montpellier stoppés à plusieurs reprises à quelques mètres de la terre promise. Incapables de concrétiser leur grosse domination, ils encaissaient même les trois dernières points par une pénalité de près réussie par Beauxis (30-13, 74e). Si chaque équipe a eu sa mi-temps, le Stade Français se sera montré plus efficace, suffisamment pour enregistrer une deuxième victoire d'affilée qui lui permet de rester dans le peloton des prétendants. Montpellier, qui selon Trinh-Duc n'a "pas été à la hauteur de ses ambitions", notamment à cause des "40 premières minutes catastrophiques", a lui perdu sa première place du championnat aux dépens du Racing-Métro avant les deux prochaines semaines consacrées à la Coupe d'Europe. Mais si on leur avait dit qu'ils compteraient 27 points après 9 matches, avec en plus un calendrier initial indigeste (Biarritz, Métro-Racing, Perpignan, Toulouse et Clermont), les partenaires de Ouedraogo auraient tous signé des deux mains.