Orléans à deux doigts de l'exploit

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Orléans à deux doigts de l'exploit
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BASKET - Orléans s'est incliné face à l'Olympiakos, mercredi, lors de la 6e journée d'Euroligue.

Moribonde lors de ses cinq premières rencontres en Euroligue, l'Entente Orléanaise s'est réveillée mercredi soir face à l'Olympiakos. Dominateurs pendant plus de trois quart-temps, les vice-champions de France ont dû toutefois s'incliner dans les derniers instants face au retour des Grecs et surtout de Linas Kleiza, auteur de 19 points en fin de match (84-88).Avec cinq défaites lors de ses cinq premières sorties, Orléans n'avait plus grand chose à espérer dans la course à la qualification. L'objectif, pour les hommes de Philippe Hervé, était surtout de montrer un bien meilleur visage que précédemment lors de la réception de l'Olympiakos, mercredi soir, à l'occasion de la 6e journée. Le contrat a été en partie rempli, il n'a manqué que le résultat (84-88). Pourtant, les Orléanais ont fait la course en tête pendant presque l'intégralité de la rencontre, avant de céder en fin de match face au sursaut d'orgueil de Papaloukas (7 points, 14 passe décisives) et surtout Linas Kleiza (19 points, tous inscrits dans la dernière période).Et l'on nourrit forcément un sentiment de frustration car collectivement les vice-champions de France se sont montrés agressifs et adroits en attaque, et solides en défense. Soit une prestation apparue aux antipodes de leurs précédentes copies, avec en figure de proue mercredi soir Justin Doellman (17 points) et Anthony Dobbins (12 points, 4 rebonds, 4 passes et 3 interceptions). Face à l'Entente, l'Olympiakos était privé de Childress mais retrouvait Sofoklis Schortsanitis, absent au match aller. Et le retour de « Baby Shaq » s'est fait sentir dans la raquette, avec 9 points et 3 rebonds pour lui dans le premier quart-temps. Mais si les Grecs étaient dominateurs à l'intérieur, les Orléanais ont mis la main sur le match dès l'entame, en faisant mieux circuler le ballon et en se montrant plus mobiles. Forte de trois interceptions, du réveil de Dobbins, Curti, Nichols, d'un Moerman adroit en ongue distance et avec un contre de ce dernier sur Schortsanitis, l'Entente menait 34-18 au bout de 12 minutes face à l'un des favoris de la compétition! Inespéré, et surtout confirmé par la défense orléanaise qui est parvenue à tenir l'Olympiakos à environ 10 points jusqu'à la pause, atteinte sur le score de 48-40 pour le vice-champion de France. Philippe Hervé pouvait être pour le moins satisfait de la prestation collective de ses joueurs. Six d'entre eux avaient inscrit entre 5 et 9 points après 20 minutes de jeu!Kleiza assomme l'Entente dans le quatrième quart-tempsLa seconde période reprenait idéalement, avec des tirs primés de Dobbins et Doellman, et un nouveau contre sur Schortsanitis, histoire de faire monter encore un peu plus la température dans la salle (59-45, 25e). Il a fallu deux paniers longue distance de Teodosic et l'abattage d'Halperin (22 points, meilleur marqueur de la rencontre) pour permettre à l'Olympiakos de rester dans le match, voire un peu plus (66-58, 30e). Mais malgré la pression des Grecs, l'Entente s'est efforcée de maintenir son niveau de jeu... jusqu'au réveil de Linas Kleiza, qui a inscrit ses neuf premiers points, grâce à trois paniers de suite, en début de quatrième quart (70-67, 33e). L'ancien joueur des Denver Nuggets, encore lui, donnait l'avantage à son équipe, d'une petite claquette (76-77, 37e).La suite? Trop triste pour le public du Zénith d'Orléans, qui ne pouvait que constater l'impuissance de ses protégés, abattus, malgré un baroud d'honneur de Nichols. Si proche, mais en même temps si loin de l'exploit, les vice-champions de France ne sont pas parvenus à garder pendant quarante minutes un niveau de jeu suffisant pour battre ce cador du basket européen. Le coup de sifflet retentissait sur le score de 84-88, bien amer pour l'Entente Orléanaise, qui à l'image d'Adrian Moerman, au micro de Sport +, préférait retenir "uniquement le bon match" de son équipe...