Made in France !

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Les douze Français évoluant outre-Atlantique - un record - forment le plus gros contingent de joueurs étrangers en NBA. Mais tous n'ont pas le même impact sur leur équipe. Si Parker, Noah et Pietrus auront le temps de s'exprimer cette saison, d'autres comme Ajinça, Mahinmi ou Petro prendront ce qu'on leur donne. Pas grand-chose, donc...

Les douze Français évoluant outre-Atlantique - un record - forment le plus gros contingent de joueurs étrangers en NBA. Mais tous n'ont pas le même impact sur leur équipe. Si Parker, Noah et Pietrus auront le temps de s'exprimer cette saison, d'autres comme Ajinça, Mahinmi ou Petro prendront ce qu'on leur donne. Pas grand-chose, donc... ILS JOUENT TRES GROS Il a fait parler de lui tout l'été, même quand il n'était pas là. Joakim Noah est devenu, en prolongeant son contrat de cinq ans pour 60 millions de dollars, le joueur français le mieux payé de la NBA. Mais plus que son salaire, c'est son rôle dans le collectif de Chicago qui prend du volume au fil des saisons. Pour celle qui s'ouvre la semaine prochaine, "Jooks" voit les choses en grand. Comme les Bulls, du reste. "Ils ont une grande confiance en moi. Je sais que tant d'argent donne des responsabilités et je vais rester affamé et me donner à 110%", a déclaré le pivot tricolore après avoir signé son nouveau bail. Pour dépanner, le temps que la recrue phare de l'été Carlos Boozer revienne, Joakim Noah pourrait être amené à évoluer au poste quatre. La franchise de l'Illinois compte énormément sur lui pour franchir un nouveau palier en playoffs. Pour Tony Parker aussi, les objectifs seront élevés en 2010-11. D'autant plus que la marge de manoeuvre des Spurs est de plus en plus limitée, Tim Duncan et Manu Ginobili n'ayant plus vingt ans. "Je pense que c'est notre dernière chance de gagner un titre", a récemment assuré le meneur de jeu français, qui croit tout de même aux chances de San Antonio de titiller les Los Angeles Lakers, doubles champions en titre, dans la conférence Ouest. Mais "T.P.", qui arrive en fin de contrat l'été prochain, devra aussi faire le point sur sa situation personnelle. Restera-t-il au Texas ? Autre frenchy attendu sur le devant de la scène, Mickaël Pietrus a les crocs à l'image du Magic, qui aimerait bien calmer les ardeurs suscitées par le Miami Heat de LeBron James, Dwyane Wade et Chris Bosh. Invaincu en pré-saison, Orlando veut se mêler à la course au titre. S'il y arrive, l'arrière tricolore n'y sera forcément pas innocent. ILS ONT UN COUP A JOUER Propulsé titulaire dans le cinq majeur de Portland, après les départs de Travis Outlaw et Martell Webster, Nicolas Batum doit prendre une autre dimension cette saison. Il le dit lui-même: "Je veux devenir quelqu'un dans cette ligue, pas seulement dans cette équipe. Je veux être reconnu comme l'un des meilleurs défenseurs de la NBA." Sa difficulté sera d'assumer également ses responsabilités en attaque, ce qu'il a eu un peu de mal à faire en pré-saison. Les Trail Blazers ont le potentiel pour jouer les trouble-fête à l'Ouest. A l'ancien Manceau de se faire respecter. Du respect, Rodrigue Beaubois en a acquis lors de son année de rookie en réalisant quelques matches de folie. Mais sa fracture du pied cet été avec les Bleus risque de le retarder dans sa montée en régime. Pour l'instant, les Dallas Mavericks semblent voir en lui un sixième homme, capable d'amener son énergie. Un atout qui peut lui permettre de se faire une autre place. Un peu comme Ronny Turiaf. Titulaire dans la raquette des Knicks lors des premiers matches de pré-saison, l'ex-pivot des Golden State Warriors, arrivé cet à Big Apple, a peu à peu perdu sa place au profit de son jeune homologue russe, Timofey Mozgov. La raison ? S'il est un gros défenseur, l'intérieur français est un peu trop limité en attaque pour débuter les rencontres. S'il veut gagner du temps de jeu pour davantage convaincre son nouveau coach Mike d'Antoni, il va devoir s'améliorer dans ce domaine. Boris Diaw, lui, est dans une position un peu particulière à Charlotte. Au centre des rumeurs de transfert durant l'été, au point qu'il a failli partir aux Toronto Raptors, l'ailier et capitaine des Bleus a été retenu par le propriétaire de la franchise, Michael Jordan. Mais il reste une bonne monnaie d'échange et rien ne dit qu'il finira l'exercice du côté des Bobcats. ILS JOUENT LEUR PEAU Deux Français ont rejoint Rodrigue Beaubois cet été. Mais combien vont rester en NBA cette saison ? Ian Mahinmi part a priori avec une longueur d'avance sur Alexis Ajinça. Sans doute sera-t-il le numéro trois dans la hiérarchie des pivots des Mavericks, derrière Tyson Chandler et Brendan Haywood. Mais ses minutes de jeu seront comptées. Son longiligne compatriote, recalé en équipe de France avant le début du Mondial 2010, devrait lui échouer dans une obscure équipe de D-League. Ou ailleurs. Johan Petro, débarqué dans le New Jersey à l'intersaison, n'a pas grand-chose à attendre des mois qui viennent. D'une parce qu'il est barré à son poste par Brook Lopez et sans doute Joe Smith. De deux parce qu'il évolue aux Nets, qui seront sans doute à la traîne à l'Est. Sauf si Carmelo Anthony, annoncé sur le départ aux Denver Nuggets, vient les renforcer d'ici là... Enfin, deux petits nouveaux feront leur début outre-Atlantique. Enfin "petits", tout est relatif. Car Kévin Séraphin ne se range pas dans une poche. Du haut de ses 2,05 mètres, l'ancien pivot de Cholet n'est pas forcément mal tombé à Washington, qui l'a drafté en 17e position. Les Wizards se sont en effet renforcés avec l'arrivée d'un autre rookie, le meilleur de tous celui-là: John Wall. Et ils peuvent du coup espérer se qualifier pour les playoffs, même si la lutte avec d'autres franchises sera intense pour le ou les deux derniers fauteuils disponibles dans la conférence Est. Invité surprise de la dernière draft, Pape Sy découvrira la ligue nord-américaine avec le maillot d'Atlanta sur les épaules. Avec quel rôle ? Pour l'instant, sans doute celui d'un figurant. Choisi en 53e position par les Hawks, l'ancien Havrais a du peps à revendre. Mais ça ne suffit pas toujours à se faire un nom en NBA.