Les Bleus sur de bons rails

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Les Bleus sur de bons rails
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Vainqueurs 2-0 de la Roumanie samedi dernier et du Luxembourg mardi, les joueurs de l'équipe de France ne boudaient pas leur plaisir après le deuxième match à Metz, heureux d'avoir atteint leur objectif, prendre six points et la première place du groupe D. Pour la manière, on repassera, mais l'essentiel n'était pas là pour ces Bleus qui ont de nouveau un avenir...

Vainqueurs 2-0 de la Roumanie samedi dernier et du Luxembourg mardi, les joueurs de l'équipe de France ne boudaient pas leur plaisir après le deuxième match à Metz, heureux d'avoir atteint leur objectif, prendre six points et la première place du groupe D. Pour la manière, on repassera, mais l'essentiel n'était pas là pour ces Bleus qui ont de nouveau un avenir... "On a assuré l'essentiel, même si je suis moins satisfait du jeu produit." En une phrase mardi soir dans la petite salle dédiée à la conférence de presse d'après-match sous la tribune Sud du stade Saint-Symphorien, Laurent Blanc a parfaitement résumé la teneur de la soirée messine de mardi. Face à une équipe du Luxembourg désignée comme la plus faible du groupe D, ses Bleus n'ont en effet guère brillé, peinant à trouver des brèches dans un bloc adverse fermé à double, voire à triple tour. Un but par mi-temps a finalement suffi pour sceller une troisième victoire de rang qui place la France en position favorable dans un groupe D dont elle occupe la tête devant la Biélorussie, et c'est bien ça le plus important. "Mentalement, nous sommes en bonne position dans cette poule et on va essayer de la garder", notait ainsi après la rencontre le meilleur Bleu de ce France-Luxembourg, Abou Diaby, dont l'abattage et les capacités de relance ont fait merveille, tandis que Philippe Mexès ajoutait: "C'était très important pour la confiance de gagner ce match-là, même si ça a été difficile car ils étaient bien regroupés. Mais on a su être patients. Ce soir, je retiens les trois points. Après, au niveau de la manière, on aurait pu mieux faire. Ils étaient bien organisés, ce n'était pas évident de se créer des espaces." Surtout devant où Guillaume Hoarau a une nouvelle fois été maladroit devant le but adverse, le Parisien se montrant en revanche plus percutant dans l'analyse a posteriori: "Le contrat est rempli. Le Luxembourg venait de faire match nul avec la Biélorussie et espérait refaire le même exploit. Ce n'est jamais évident, on a su rester vigilants et rigoureux. On ne prend pas de but, on a su en mettre en attaque. On prend six points en deux matches, on a fait une semaine où on a bien travaillé. Ce soir, on avance, on est leaders du groupe, donc on voit l'avenir avec confiance. Après le premier match, il y a eu des questions, mais on a su rebondir." Diarra: "Une très bonne ambiance qui se ressent sur le terrain" Effectivement, alors qu'après la défaite inaugurale face à la Biélorussie début septembre au Stade de France (0-1), certains oiseaux de mauvais augure promettaient le pire à cette équipe de France en reconstruction, elle a su relever la tête, faisant preuve de qualités mentales qu'on ne lui soupçonnait pas forcément. Le secret de cette réussite ? Laurent Blanc assurément qui a maintenu sa confiance à ses joueurs à un moment où d'autres auraient pu être tentés, sous la double pression des résultats et des médias, de changer leur fusil d'épaule. C'est notamment le cas en défense centrale où Rami et Mexès qui, en d'autres temps, avait été promptement mis sur la touche après une sortie calamiteuse face à l'Autriche, se sont vu accorder du temps pour accorder leurs violons. Et ça marche, puisque la France n'a, depuis sa défaite face à la Biélorussie, plus concédé de but, n'offrant que peu d'occasions à ses adversaires. "C'est appréciable de ne pas prendre de but. Ce serait une bonne chose si on avait la bonne habitude de continuer. Une bonne, voire une très bonne équipe, commence par sa base défensive. Ce n'est pas parfait, loin de là, mais on construit une équipe, nous, on a tendance à trop l'oublier", commentait d'ailleurs mardi le sélectionneur, parvenu en un espace de temps réduit à redonner une âme à un groupe dont certains joueurs étaient encore meurtris par le cauchemar sud-africain. "Dans ce groupe, il y a un très bon état d'esprit, une très bonne ambiance et du talent. Je pense que cela se ressent sur le terrain", constatait ainsi mardi soir le désormais bien installé capitaine, Alou Diarra. Si l'équipe de France est, pour reprendre les mots de Laurent Blanc, encore assez loin d'être une bonne, voire une très bonne équipe, son classement Fifa le prouve (27e), elle est désormais sur ce que Philippe Mexès nomme "une bonne dynamique", grâce à trois victoires de rang qui, selon Alou Diarra, la mettent "sur de bons rails en vue de la qualification." Une qualification qui, vu de l'extérieur, ne fait guère de doute, le sélectionneur luxembourgeois Luc Holtz, bien que déçu par le scénario du match de mardi, ne tarissant pas d'éloges sur son adversaire du soir: "La France va terminer le groupe en première position, c'est sûr et certain, il y a une grosse différence au niveau de la qualité individuelle, Laurent Blanc est en train de mettre en place quelque chose au niveau collectif. Il y a une discipline de jeu, de l'enthousiasme aussi au niveau du public qui est derrière son équipe." Cet enthousiasme, perceptible dans les tribunes du stade Saint-Symphorien, mais aussi, et c'est plus inhabituel, dans celles du Stade de France samedi dernier, il ne tient qu'à ces Bleus de l'entretenir...