La France assure l'essentiel

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La France assure l'essentiel
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Les Bleus sont définitivement lancés vers l'Euro 2012. Après sa défaite initiale contre la Biélorussie à domicile (0-1), l'équipe de France a signé, mardi à Metz lors de la quatrième journée des éliminatoires, un troisième succès consécutif (2-0), obtenu face à une formation du Luxembourg venue défendre grâce à des buts de Benzema et Gourcuff. La France est en tête du groupe D.

Les Bleus sont définitivement lancés vers l'Euro 2012. Après sa défaite initiale contre la Biélorussie à domicile (0-1), l'équipe de France a signé, mardi à Metz lors de la quatrième journée des éliminatoires, un troisième succès consécutif (2-0), obtenu face à une formation du Luxembourg venue défendre grâce à des buts de Benzema et Gourcuff. La France est en tête du groupe D. "On est là pour gagner." A la veille de ce quinzième France-Luxembourg de l'histoire, Laurent Blanc n'avait pas caché que pour ce dernier match de qualifications pour l'Euro 2012 de l'année, les trois points importaient plus que tout, plus que la manière notamment. Le sélectionneur ne croyait pas si bien dire car soi, comme prévu, le Luxembourg est venu pour « bétonner », il a parfaitement réussi sa mission qui était de prendre le moins de buts possibles. L'équipe du Grand-Duché n'en a pris que deux, à la fois parce qu'elle a su faire preuve de l'indispensable solidarité qui doit animer les amateurs lorsqu'ils affrontent des professionnels chevronnés, mais aussi parce que les Bleus, trois jours après leur succès face à la Roumanie (2-0), ont eu du mal à trouver des solutions dans le bloc adverse. A l'arrivée, la France passera l'hiver au chaud, en tête du groupe D devant la Biélorussie, qui a battu l'Albanie (2-0), avec neuf points pris sur douze possibles, une feuille de route satisfaisante, surtout au regard de son entame ratée face à cette même Biélorussie début septembre (0-1). Surtout, en quelques mois, cette jeune équipe tricolore aura réussi à reconquérir un public qui, au sortir du fiasco sud-africain, ne pouvait plus voir un Bleu en peinture. Le grand responsable est sans doute Laurent Blanc qui aura su remettre eu cause les fonctionnements d'antan et renouveler un groupe qui a subitement retrouvé enthousiasme et joie de jouer. Certes, il est encore trop tôt pour crier victoire, le match moyen de ce mardi soir a montré l'étendue des progrès qui restent à réaliser, mais c'est plus sereins que les Tricolores joueront leurs deux matches de gala à venir, face à l'Angleterre à Wembley (17 novembre) et le Brésil au Stade de France (9 février). 10e but pour Benzema Dans la configuration attendue, c'est-à-dire avec Hoarau en pointe entre Malouda et Benzema, la partie commence selon un scénario écrit d'avance, à savoir onze Luxembourgeois dans leur camp et des Français privés d'espaces car constamment harcelés. Et comme les Bleus semblent avoir oublié leur échauffement en route, ils tardent à rentrer dans le match, si bien qu'il ne se passe quasiment rien lors des vingt premières minutes, l'occasion la plus « chaude » étant même pour les visiteurs sur une sortie hasardeuse hors de sa surface de Lloris qui s'en tire en dégageant de la tête (19e). Quant à l'action la plus spectaculaire, elle est à mettre au crédit de... Laurent Blanc, ovationné par le public après un magnifique contrôle du bord de touche sur un dégagement adverse. Le sélectionneur inspire visiblement ses joueurs, puisque dans la foulée, Mexès, sur un corner côté droit, pousse Joubert à sa première parade, et sur le corner de Gourcuff qui suit, l'inspiration vient cette fois de Benzema: au deuxième poteau, le joueur du Real contrôle avant de crucifier le portier luxembourgeois du gauche pour son 10e but en Bleu (22e). Laurent Blanc avait demandé à ses joueurs de marquer rapidement, message reçu et bien reçu, puisqu'ils font mouche quasiment sur leur première occasion ! Il n'en faut pas plus au public de Saint-Symphorien pour s'enflammer à bonne dose de olas et de «Allez les Bleus» qui réchauffent le stade. Quant aux Bleus, ils restent sur le mode réserve, puisque seuls Diaby, de loin (arrêts de Joubert, 33e et 35e), Hoarau de la tête (à côté, 34e) et Rami, négativement, sur un vilain tacle sur Leweck qui lui vaut d'être averti (41e), se manifestent avant la pause, atteinte sur ce score de 1-0, tarif minimum d'un premier acte décevant. A onze contre dix... Au retour des vestiaires, c'est déjà un peu mieux avec une belle combinaison Hoarau-Gourcuff sur laquelle le Parisien manque de vivacité et bute sur Joubert (48e), tandis que, suite à un corner, Mexès et Rami se gênent dans la surface sur une passe lobée de Gourcuff (52e). Ce même Gourcuff sévèrement taclé dans la foulée par le capitaine Peters, le carton de trop pour ce dernier qui, déjà averti avant la pause, laisse ses partenaires à dix pour la grosse demi-heure restant à jouer (54e). A onze contre dix, la mission devient nettement plus compliquée pour les joueurs de Luc Holtz et les espaces plus nombreux pour les Bleus, à l'image de ce bon décalage de Benzema pour Réveillère qui, côté droit, centre pour la tête de Diaby, au-dessus (58e), le même Réveillère, encore bien lancé dans son couloir, ne trouvant dans la foulée personne sur son centre trop en retrait (59e). Les occasions commencent à se multiplier, à l'image de cette tête de Malouda au-dessus sur un bon service de Gourcuff (60e) et surtout de cet arrêt de Joubert devant Gourcuff, servi par Diaby auteur d'un gros numéro (65e). Conscient de la nécessité de soigner le goal-average, Laurent Blanc décide de faire rentrer du sang frais avec Payet et Nasri aux places de Benzema et Malouda (63e), mais la défense adverse tient toujours bon, tandis que Hoarau continue de manquer le cadre, comme sur cette reprise au premier poteau après un centre de Nasri (72e), ce qui lui vaut une sortie sous les sifflets, remplacé par Rémy (73e). Dans la foulée, Blaise fait trembler Saint-Symphorien d'un retourné osé qui ne trompe pas Lloris (75e), avant le but de la délivrance signé Gourcuff, son deuxième consécutif en Bleu, d'une frappe de loin dont le rebond trompe Joubert après un coup franc vite joué par Payet (76e). 2-0, score final de ce France-Luxembourg qui ne restera pas dans les annales... surtout si les Bleus jouent l'Euro 2012.