L'OM, six points sinon rien

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L'OM, six points sinon rien
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Comme la saison dernière, c'est par deux défaites, face au Spartak Moscou (0-1) et à Chelsea (0-2), que l'Olympique de Marseille a attaqué sa saison de Ligue des champions. Un départ raté qui oblige les Phocéens à un quasi sans-faute jusqu'en décembre s'ils veulent passer sortir d'un groupe F a priori à leur portée. Cela passe par deux succès face au Petit poucet slovaque, Zilina, le premier mardi au Vélodrome.

Comme la saison dernière, c'est par deux défaites, face au Spartak Moscou (0-1) et à Chelsea (0-2), que l'Olympique de Marseille a attaqué sa saison de Ligue des champions. Un départ raté qui oblige les Phocéens à un quasi sans-faute jusqu'en décembre s'ils veulent passer sortir d'un groupe F a priori à leur portée. Cela passe par deux succès face au Petit poucet slovaque, Zilina, le premier mardi au Vélodrome. "Depuis que je suis à Marseille, c'est sans doute le groupe le plus abordable qu'on ait eu." A l'issue du match difficilement gagné samedi soir au Vélodrome par l'OM face à Nancy (1-0), Mathieu Valbuena n'a pas tourné autour du pot: pour le feu-follet phocéen, interrogé par nos confrères de L'Equipe, ne pas sortir de la phase de poules serait un échec sérieux pour le champion de France qui s'est pourtant rendu la tâche ardue en attaquant à l'envers sa saison européenne, par un revers évitable au Vélodrome face au Spartak Moscou (0-1), puis une implacable défaite à Stamford Bridge contre une équipe de Chelsea qui n'évolue pas sur la même planète (2-0). Après deux journées, "l'équation est simple", pour reprendre les mots de Didier Deschamps: si Marseille veut encore croire à un destin européen cette saison, il doit quasiment faire le plein de points d'ici la 6e et dernière journée qui le verra recevoir Chelsea. Faute de quoi, ce sera au mieux la Ligue Europa, bien moins motivante et rémunératrice, au pire une sortie de route qui ferait très mauvais genre. Car comme le souligne justement Valbuena, les Phocéens pensaient avoir hérité d'un tirage à leur portée, sur le papier favoris pour se qualifier pour les huitièmes de finale de la C1 derrière les Blues de Carlo Ancelotti. Entre les rêves et la réalité, il y a cependant un monde d'écart et les hommes de Didier Deschamps ont vite été rattrapés par la réalité d'un été mal négocié, à tous les étages du club. Le mal est fait et il ne sert à rien de ruminer sur le mode «A qui la faute?», mais bien le temps de réagir, à commencer lors du double affrontement face au néophyte slovaque qu'est le MSK Zilina. Un adversaire qui a déjà encaissé sept buts en deux matches (1-4 contre Chelsea, 0-3 sur le terrain du Spartak) et qui, un peu comme le Luxembourg face aux Bleus une semaine plus tôt à Metz, débarque au Vélodrome avec la ferme intention de défendre, histoire de tenir le nul le plus longtemps possible, voire de réussir le hold-up, comme a su le faire le Spartak. Autant dire que le scénario catastrophe est écrit d'avance pour des Marseillais qui savent exactement quoi faire pour l'éviter: marquer vite et se mettre à l'abri le plus tôt possible. "Nous sommes conscients qu'il faudra être prêts dès le coup de sifflet et entrer tout de suite dans le match. On a intérêt à le faire car la victoire est obligatoire", souligne ainsi Mandanda. Des changements attendus Dans cette optique et compte tenu des caractéristiques physiques de l'adversaire, pas spécialement réputé pour faire dans la dentelle, Didier Deschamps a promis du changement par rapport au onze qui a péniblement battu Nancy, avec notamment les entrées attendues du Brésilien Brandao, toujours là lorsqu'il s'agit d'aller au combat, et du Camerounais Mbia. Mais comme le dit «DD», le physique ne suffit pas face à ce genre d'adversaire: "La dominante athlétique est importante au niveau de la Champions League, mais l'arme pour déstabiliser des joueurs athlétiques, c'est plus la vivacité, l'explosivité, il faut avoir un juste équilibre." Un juste équilibre dont pourrait profiter Valbuena pour débuter, histoire de tenter de déstabiliser le bloc adverse, Deschamps, un rien lyrique, ajoutant, à propos du turn-over à venir: "Si je dis aux joueurs que j'ai besoin que tous soient concernés mais que je ne fais pas en sorte que ce soit le cas par les actes, mon discours, ça va devenir une musique, ils vont m'entendre mais ils ne vont pas m'écouter." Et nul doute qu'après la «bouillie» offerte samedi devant l'ASNL, les joueurs auront écouté le discours d'un coach qui, malgré les trois points, aura peu apprécié le contenu. Pas vraiment du genre à se mouiller, Mandanda reconnaît ainsi sans mal: "Malgré la victoire, nous avons été plutôt mauvais samedi. J'espère qu'on ne pourra pas faire pire. On sait qu'il faudra relever notre niveau technique et, de façon générale, afficher un meilleur état d'esprit pour empocher la victoire, car dans un match de Coupe d'Europe, tout est plus dur." Dos au mur, l'OM n'a de toute façon pas à calculer, d'autant qu'il connaîtra en pénétrant mardi soir sur la pelouse du Vélodrome le score de Spartak Moscou-Chelsea, joué à 18h30. Deschamps conclut ainsi: "Si on veut garder espoir de se qualifier pour les huitièmes de finale, ça passe par une victoire demain (mardi) et chez eux. Aller à Moscou pourrait alors être une finale, en espérant que Chelsea prenne six points contre Moscou." Un petit coup de pouce des Blues ne serait en effet pas de trop...