L'Italie en sera !

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L'Italie en sera !
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Comme l'Allemagne quatre jours plus tôt, l'Italie a validé son billet pour l'Euro 2012, mardi, en dominant la Slovénie 1-0 sur la pelouse de Florence. Longtemps tenue en échec par une sélection slave volontaire et bien organisée, la Squadra Azzurra a fait la différence en toute fin de match grâce à un but opportuniste de Pazzini. Le tout en préservant son impressionnante invincibilité sur ses arrières.

Comme l'Allemagne quatre jours plus tôt, l'Italie a validé son billet pour l'Euro 2012, mardi, en dominant la Slovénie 1-0 sur la pelouse de Florence. Longtemps tenue en échec par une sélection slave volontaire et bien organisée, la Squadra Azzurra a fait la différence en toute fin de match grâce à un but opportuniste de Pazzini. Le tout en préservant son impressionnante invincibilité sur ses arrières. C'est fait, l'Italie est qualifiée pour l'Euro 2012. Si la Squadra Azzurra n'aura pas été aussi intraitable que l'Allemagne, promue depuis vendredi dernier, dans son parcours éliminatoire, la sélection de Cesare Prandelli peut se targuer d'être la deuxième seulement à rallier officiellement l'Ukraine et la Pologne avant l'heure. Même les Pays-Bas, vainqueurs de leurs huit matches jusqu'alors mais toujours poursuivis dans leur poule par la Suède, doivent encore patienter. Il faut dire qu'avec 22 points pris sur 24 possibles, et un seul but encaissé depuis plus d'un an dans ce cadre des qualifications, l'Italie a su faire preuve d'une remarquable constance. Une victoire sur les trois dernières journées de ces éliminatoires suffisait au bonheur des Azzurri. Ceux-ci n'ont pas attendu que le couperet finisse par tomber en leur faveur. Ce mardi à Florence, dans un stade tout juste empli de 20 000 tifosi, les Buffon et consorts sont allés chercher leur sésame pour l'Euro 2012, malgré un collectif manifestement en mal de rythme - la Serie A, où évolue l'écrasante majorité des internationaux transalpins, n'ayant toujours pas repris ses droits. Et pourtant les Slovènes, qui avaient déjà renoncé à la conquête de la première place dans cette poule C, ont vendu chèrement leur peau. Malgré la petite prestation de ses troupes contre les Féroé quatre jours plus tôt (victoire étriquée 1-0), Cesare Prandelli demeure fidèle à ses convictions. Si ce n'est les deux latéraux, les vainqueurs des insulaires sont reconduits au coup d'envoi, Cassano et Rossi étant toujours censés pallier l'absence d'un véritable avant-centre. En première période, le tandem va se montrer très remuant, mais tout à fait stérile. A l'image de cette occasion qui verra le premier servir le second dans la profondeur pour une frappe précipitée et non cadrée de l'attaquant de Villarreal (18e). Et le fou a frappé ! Auparavant, dès la 20e seconde, Rossi se sera du reste illustré par une frappe rase consécutive à une bonne ouverture de De Rossi. Puis Montolivo aura expédié une tête décroisée juste à côté du cadre de Handanovic, sur un centre bien senti de Balzaretti (3e). A la demi-heure de jeu, il faut une intervention miraculeuse de Cesar, l'ancien défenseur de l'OM, pour empêcher De Rossi de conclure une occasion superbement initiée par Pirlo. Exception faite d'une frappe menaçante de Cassano juste avant la pause (43e), le dernier quart d'heure du premier acte est toutefois slovène, Koran (36e) puis Krim (39e) rappelant Buffon à ses obligations. Au retour des vestiaires, les débats restent longtemps plats, jusqu'aux entrées en jeu de Pazzini et Balotelli au détriment de Cassano et Montolivo. Entre le renard de l'Inter et le percutant Citizen, la Squadra retrouve des couleurs, et tout son allant. Handanovic préserve miraculeusement ses cages quand suite à un corner de Pirlo, De Rossi - certes accroché dans la surface - puis Rossi loupent le coche (68e). Marchisio, lui-même entré à la pause à la place d'un Thiago Motta dans un mauvais soir, y va de son coup de canon (81e). En vain. C'est finalement un coup du "Pazzo", le fou, qui libère Florence à six minutes du coup de sifflet final. Remis dans le sens du but par l'infortuné Brecko sur un long ballon balancé dans la surface slovène, Pazzini trouve la faille, et envoie l'Italie à l'Euro ! A la Slovénie, l'Estonie et la Serbie de se partager les miettes...