L'Allemagne, un danger ?

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L'Allemagne, un danger ?
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Hôte de l'équipe de France de Coupe Davis de vendredi à dimanche à Stuttgart, l'équipe d'Allemagne possède-t-elle les armes pour déjouer les pronostics ? Articulée autour de Florian Mayer (n°20) et Philipp Kohlschreiber (n°42), la formation de Patrik Kuhnen manque cruellement d'un grand leader depuis plusieurs années. La raison sans doute pour laquelle les Allemands n'ont dépassé les quarts de finale qu'à deux occasions depuis 1995.

Hôte de l'équipe de France de Coupe Davis de vendredi à dimanche à Stuttgart, l'équipe d'Allemagne possède-t-elle les armes pour déjouer les pronostics ? Articulée autour de Florian Mayer (n°20) et Philipp Kohlschreiber (n°42), la formation de Patrik Kuhnen manque cruellement d'un grand leader depuis plusieurs années. La raison sans doute pour laquelle les Allemands n'ont dépassé les quarts de finale qu'à deux occasions depuis 1995. L'Allemagne veut créer l'exploit. Le mot n'est pas trop fort pour une formation germanique qui ne s'est qualifiée pour les demi-finales de la Coupe Davis que deux fois lors des seize dernières années. En 1995 comme en 2007, les Allemands avaient calé face à la Russie, d'abord contre celle de Kafelnikov puis celle de Davydenko. A partir de vendredi, sur la terre battue de Stuttgart, c'est l'équipe de France au complet qui se présente pour jouer les quarts de finale de l'édition 2011. Là-aussi, un adversaire qui ne réussit guère aux Allemands. Menés 2 à 6 dans leurs confrontations, les joueurs d'outre-Rhin n'ont plus battu les Français depuis... 1938. Ils ne seront pas encore favoris ce week-end pour mettre fin à cinq rencontres perdues d'affilée, dont les deux dernières en 2004 à Halle et l'année dernière lors du premier tour à Toulon. S'il ne compte pas moins de sept joueurs dans le Top 100 de l'ATP, le tennis allemand manque cruellement de leaders. Pour preuve, son n°1, Florian Mayer, bien que 20e mondial, est l'un des joueurs les plus discrets du circuit. Tant est si bien que Philipp Kohlschreiber, bien que moins bien classé (42e), fait davantage office de chef de file. Ces deux-là sont pressentis pour être alignés en simple, au moins le vendredi. En double, la paire Petzschner-Kas, ce dernier étant un véritable spécialiste, présente quelques garanties. "C'est une équipe dangereuse, prévient Guy Forget, le capitaine français. Elle est peut-être moins forte que nous sur le papier, mais elle a des joueurs solides qui, devant leur public, seront durs à prendre." A l'instar des joueurs français, les Allemands ont pour eux une certaine polyvalence, capables d'obtenir des résultats sur toutes les surfaces, mais ont décidé d'organiser ce quart de finale sur terre battue, sans doute au regard des résultats un poil moins brillants des Tricolores sur l'ocre. Cela sera-t-il suffisant pour venir à bout du quatuor Monfils-Gasquet-Tsonga-Llodra ?