Katusha haut perché

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Katusha haut perché
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Le team Katusha a encore frappé fort, samedi, sur la Vuelta. Vainqueur à San Lorenzo de la huitième étape du Tour d'Espagne, Joaquim Rodriguez a ainsi crédité la formation russe d'un troisième succès en l'espace d'une semaine, endossant du reste le maillot rouge de leader jusqu'alors arboré par Sylvain Chavanel. Son coéquipier Daniel Moreno mais aussi Vincenzo Nibali ou Michele Scarponi demeurent en embuscade.

Le team Katusha a encore frappé fort, samedi, sur la Vuelta. Vainqueur à San Lorenzo de la huitième étape du Tour d'Espagne, Joaquim Rodriguez a ainsi crédité la formation russe d'un troisième succès en l'espace d'une semaine, endossant du reste le maillot rouge de leader jusqu'alors arboré par Sylvain Chavanel. Son coéquipier Daniel Moreno mais aussi Vincenzo Nibali ou Michele Scarponi demeurent en embuscade. 16 secondes d'avance sur Daniel Moreno, 17 sur Vincenzo Nibali et 23 sur Joaquim Rodriguez, Sylvain Chavanel se savait condamné à l'exploit, ce samedi, s'il voulait rester en rouge au terme de la huitième étape du Tour d'Espagne. "C'est un final vraiment compliqué, très irrégulier. Il y a des passages à plus de 20%, des replats et à nouveau 20%. Je ne me fais pas d'illusions, j'aurais beaucoup de mal à suivre quelqu'un comme Rodriguez", confiait le coureur de la Quick Step ce matin au départ de Talavera de la Reina. Sa clairvoyance lui a peut-être fait défaut... Malgré une attaque esquissée après 20 kilomètres de périple ce samedi - escarmouche très vite avortée par un peloton vigilant et des compagnons d'échappée guère collaboratifs - Chavanel n'a pu défendre sa tunique écarlate, trop vite décroché dans le final pour prétendre à un cinquième jour de gloire consécutif. Lessivé par les 19 bornes du Puerto de Mijares et des Altos de San Bartolome de Pinares et de Santa Maria plus casse-pattes que prévu, le Viennois a craqué avant même l'ascension redoutée de San Lorenzo. Comme trois jours plus tôt à Valdepenas de Jaen, Joaquim Rodriguez en revanche s'est parfaitement accommodé du profil irrégulier de l'étape du jour. Au plus fort des pourcentages ultimes, l'Espagnol du team Katusha a su jaillir pour signer sa deuxième victoire personnelle de la semaine - la troisième d'une formation russe inlassable en tête du peloton et méconnaissable après son poussif Tour de France si l'on considère le succès de Daniel Moreno à Sierra Nevada, là où Sylvain Chavanel prit les commandes de la course mardi. Ce samedi soir, le Français déchu se retrouve à une minute du vainqueur du jour, nouveau leader du Tour d'Espagne avec 32 secondes d'avance sur son coéquipier Moreno. Le Leopard Jakob Fuglsang (34") mais aussi et surtout les Italiens de la Liquigas et de la Lampre Vincenzo Nibali (45") et Michele Scarponi (51"), deux briscards du circuit, demeurent menaçants au classement général. Au regard de leur combativité, les Cofidis auraient mérité mieux à San Lorenzo. Tour à tour Julien Fouchard, Rein Taaramae et David Moncoutié ont porté haut les couleurs de leur équipe. Avant la déferlante Katusha...