Henry échappe à une sanction

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Henry échappe à une sanction
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FOOTBALL - Réunie lundi, la commission de discipline de la Fifa a décidé de ne pas sanctionner Thierry Henry pour la main commise face à l'Irlande.

Réunie lundi, la commission de discipline de la Fifa a décidé de ne pas sanctionner Thierry Henry pour la main commise face à l'Irlande. Tout ça pour ça... Deux mois jour pour jour après le nul entre la France et l'Irlande (1-1) en barrage retour de qualification pour la Coupe du monde 2010 et la main devenue mondialement célèbre de Thierry Henry, le capitaine de l'équipe de France échappe donc à toute sanction de la part de la commission de discipline de la FIFA. Cette dernière avait été saisie le 2 décembre dernier par le comité exécutif, qui avait fini par plier sous le poids de la pression populaire. Sepp Blatter, le patron du foot mondial, ne se faisait cependant guère d'illusion sur les chances de voir la procédure se terminer par une sanction, puisqu'il avait aussitôt commenté: "La question n'est pas de savoir si c'est Thierry Henry ou un autre. Mais c'était un acte de jeu déloyal flagrant qui a été montré partout dans le monde... Je ne dis pas que Thierry Henry va être puni, ce que je dis c'est que ce cas va être examiné par le comité de discipline."C'est donc pour «faire genre» que la FIFA s'est penchée sur la main du joueur du Barça, la commission de discipline n'ayant pas trouvé dans ses règlements matière à le sanctionner. Dans son communiqué publié lundi, la Fifa indique ainsi: "Le 2 décembre 2009, le Comité Exécutif de la FIFA a demandé à la Commission de Discipline d'analyser la faute de main commise par Thierry Henry lors du match entre la France et la République d'Irlande du 18 novembre 2009 et ses éventuelles conséquences disciplinaires. Dans sa séance du 18 janvier 2010, la Commission de Discipline est parvenue à la conclusion qu'elle n'avait pas de base juridique pour revenir sur ce cas puisque la faute de main ne peut pas être considérée comme un fait grave tel que l'exige l'art. 77a du Code disciplinaire de la FIFA."En clair, la seule main relevant de "faits graves qui auraient échappé aux officiels de match" en vertu de cet article 77a, était celle permettant à un joueur d'empêcher le ballon de franchir la ligne de but. Ce qui, en l'occurrence, n'est absolument pas le cas, d'où la conclusion tirée lundi par la commission de discipline: "Aucun autre texte juridique ne permet à la commission de sanctionner un fait ayant échappé aux officiels de matches." Dans ce contexte et en l'absence de fait grave, impossible de sanctionner, même symboliquement, l'attaquant des Bleus qui échappera à une amende ou une suspension, une issue qui semblait jouée d'avance. En clair, la FIFA s'est saisie en connaissant pertinemment à l'avance l'issue de la procédure, le but étant clairement de sauver la face alors que, deux semaines après les faits, la polémique faisait toujours rage. Deux mois après, ce n'est plus la même chanson...