Gourcuff: "Je peux m'adapter"

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Gourcuff: "Je peux m'adapter"
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De retour à Clairefontaine, Yoann Gourcuff savoure ses retrouvailles avec Laurent Blanc, le sélectionneur des Bleus, et son adjoint, Jean-Louis Gasset, qu'il a connus à Bordeaux. Une joie qu'il a eu du mal à partager avec la presse mardi à Clairefontaine, visiblement méfiant alors qu'il vit une adaptation pour le moins délicate dans son nouveau club à Lyon.

De retour à Clairefontaine, Yoann Gourcuff savoure ses retrouvailles avec Laurent Blanc, le sélectionneur des Bleus, et son adjoint, Jean-Louis Gasset, qu'il a connus à Bordeaux. Une joie qu'il a eu du mal à partager avec la presse mardi à Clairefontaine, visiblement méfiant alors qu'il vit une adaptation pour le moins délicate dans son nouveau club à Lyon. Vous retrouvez l'équipe de France après un bon match contre Nancy. Ça fait du bien ? Surtout parce qu'il y a la victoire au bout. C'est ça le plus important... Maintenant, j'arrive en équipe de France et c'est autre chose. Je mets le club de côté pour dix jours. Ce qui m'importe, c'est de préparer ces deux matches pour les gagner. Même si c'est plus facile d'arriver en sélection quand ça se passe mieux en club. Diriez-vous que vous avez du mal à digérer votre transfert à Lyon ? Non. Pour les trois Lyonnais qui sont ici, l'ambiance doit être moins lourde ? C'est une ambiance différente. Je suis là pour gagner nos deux matches. Et si ça se passe bien, on essaiera de ramener cette fraîcheur et cette satisfaction à Lyon, en espérant enchaîner avec le club. C'est sûr qu'on aurait préféré que ça se passe autrement. Mais ce qui est fait est fait. Il faut se projeter sur le présent et l'avenir. On reste sur une semaine intéressante. Si les résultats continuent d'être bons, ça suivra en terme de jeu. Les sensations personnelles sont-elles bonnes ? C'est pas mal... Mais chaque match est différent. Ça dépend de beaucoup de paramètres, de l'adversaire, de ses coéquipiers. Il n'y a jamais de certitude dans le football. Avez-vous envie que l'année 2010 se termine rapidement ? Non. Il reste de bons matches de foot à jouer. Je peux encore prendre du plaisir. Vous n'allez pas garder de grands souvenirs ? (Après un silence) Si, il y en a eu quand même. "C'est agréable de revenir" Qu'avez-vous pensé des deux premiers matches de qualification des Bleus en votre absence ? C'étaient deux bons matches. Après, c'est toujours pareil, quand on joue à domicile contre une équipe « inférieure », on pousse, on a le ballon, mais on n'est pas à la merci d'un coup de pied arrêté ou d'une contre-attaque. L'équipe maîtrisait le match. Mais quand on ne marque pas... Sur une action, ils (les Biélorusses) marquent un but. Après, ça devient très compliqué. Face à la Bosnie, il y avait plus d'espaces. Ça nous a permis de jouer dans les intervalles. On a senti l'équipe prendre rapidement le dessus. Comment pouvez-vous vous intégrer dans cette équipe ? Je ne sais pas. Je suis à la disposition du coach. Comme tout le monde. C'est le sélectionneur qui décide. Le plus important, c'est que l'équipe gagne. Vous retrouvez Laurent Blanc et Jean-Louis Gasset ici à Clairefontaine. Heureux ? Oui, les retrouver, c'est quelque chose de fort pour moi parce que je les connais bien. Je connais leur philosophie de jeu qui se rapproche beaucoup de la façon dont je perçois le football. C'est agréable de revenir et d'être sous les ordres de ces gens-là. Comment définiriez-vous cette philosophie ? C'est déjà de jouer au ballon, de repartir de derrière, de poser le ballon à terre, d'avoir beaucoup de mouvements, de disponibilités pour le porteur du ballon, beaucoup de redoublements de passes, de jeu sur le côté. "Le brassard, ce n'est pas ce que je recherche" Laurent Blanc semble avoir installé un système en 4-3-3, celui dans lequel évolue Lyon. Ça vous va ? Oui, moi ça me va. Mais je peux m'adapter à n'importe quel système. Comme tous les joueurs ici. C'est au sélectionneur de décider. Quelle est la différence pour vous dans un 4-3-3 et un 4-2-3-1 ? Dans un 4-3-3, on est plus à la construction du jeu alors que dans un 4-2-3-1, on est plus haut, ce qui me permet d'être plus décisif. Mais je m'adapte aux deux. Je peux prendre autant de plaisir dans un système que dans l'autre, ça dépend des matches. Pour Samir Nasri, vous pouvez jouer ensemble. Partagez-vous son avis ? Oui, tout le monde ici peut jouer avec tout le monde. C'est sur le terrain qu'il doit y avoir de la vie, de l'animation, du liant entre les joueurs. Mais bien sûr, je peux jouer avec Samir, je me retrouve dans son jeu. Je pense que notre vision du foot est proche. On a déjà évolué ensemble en Espoirs. Le sélectionneur assure pour le moment un capitanat tournant. Est-ce un rôle qui pourrait vous plaire ? Non, ce n'est pas mon truc. Ce n'est pas ce que je recherche. Ce n'est pas dans mon caractère. Je n'y pense pas. Mais Alou est un bon capitaine. Moi, ce que je veux, c'est prendre du plaisir sur le terrain avec les autres. Pas d'être capitaine.