Gillot: "Un bon état d'esprit"

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Gillot: "Un bon état d'esprit"
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Quatre jours après sa cinglante victoire glanée sur la pelouse des Girondins de Bordeaux (4-0), Sochaux, sixième au général, repart au combat face à Monaco, ce mercredi, à l'occasion de la 35e journée de Ligue 1. S'il ne fait pas de projet sur le long terme, Francis Gillot espère bien valider un billet pour la Ligue Europa à l'issue de l'exercice et "repartir avec une bonne équipe" l'an prochain. Entretien.

Quatre jours après sa cinglante victoire glanée sur la pelouse des Girondins de Bordeaux (4-0), Sochaux, sixième au général, repart au combat face à Monaco, ce mercredi, à l'occasion de la 35e journée de Ligue 1. S'il ne fait pas de projet sur le long terme, Francis Gillot espère bien valider un billet pour la Ligue Europa à l'issue de l'exercice et repartir l'an prochain avec un groupe qu'il "aime bien". Entretien. Francis, comment analysez-vous la prestation de vos protégés à Bordeaux (0-4) ? On est tous content de cette belle victoire. On a réalisé une première mi-temps surprenante. On est très heureux d'avoir récolté ces trois points qui nous permettent de revenir dans la course à l'Europe. C'est tout bénef pour nous. Cette prestation ne nous étonne pas, on était capable de le faire. Tout était réuni à Bordeaux pour faire un bon match, à savoir qu'on était dans un bon jour et Bordeaux dans un mauvais. La différence s'est faite là. Outre le résultat, vos joueurs ont semblé se faire plaisir sur le pré. Oui, toujours. C'est ce qu'on essaye de faire à l'entraînement. En match, parfois on réussit, parfois non. Ce n'est pas évident de faire ce que l'on veut en Ligue 1. On a quand même réussi au moins une dizaine de fois cette saison à vraiment se régaler, à faire des bons scores, à dominer l'adversaire. Il faudrait que ce soit plus souvent. Jusqu'à maintenant, on fait une belle saison. On imagine que la confiance est au rendez-vous dans le vestiaire avant ce match face à Monaco. Oui, évidemment. Il ne faut pas d'excès de confiance non plus. Monaco a fait un bon match face à Paris. Ce sera un match compliqué. Les Monégasques ont de la qualité, ils sont costauds. Ils ont pris pas mal de points depuis la trêve. Ils sont dans les dix premiers depuis la phase retour avec 21 points. C'est une équipe qui ne mérite pas d'être là. Qu'est ce qui fait la force de Sochaux cette saison et qui lui permet de titiller le haut de tableau en cette fin d'exercice ? Il y a un bon état d'esprit, une bonne ambiance de travail. Le staff technique, médical et les joueurs s'entendent bien. Il y aussi des bons joueurs. On a essayé de mettre en place certains principes de jeu, de se faire plaisir. On a la troisième ou quatrième meilleure attaque. On marque pas mal de buts même si on en prend. On essaye de jouer vers l'avant, d'avoir des solutions offensives, les joueurs aiment ça. "Faire ce qu'on fait cette année avec autant d'absents peut être intéressant pour l'année prochaine" L'Europe, plus qu'un rêve, est-ce devenu un objectif ? On fait tout pour y être aujourd'hui. On est sixième à quatre matches de l'arrivée. Il n'y a aucune raison de dire qu'on ne va pas jouer l'Europe, on a autant de chances qu'une autre équipe. Évidemment, si on est sixième à la fin de la saison, on sera content. Sochaux, aux portes de la relégation l'an passé, aux portes de l'Europe cette saison. Quel est votre secret ? (Rires) C'est le travail. On travaille bien dans une bonne ambiance. On a pris trois joueurs qui nous ont beaucoup apporté à l'intersaison avec David Sauget, Modibo Maïga et Kévin Anin. J'ai dit après le match face à Bordeaux qu'on pouvait faire mieux, ce qui est vrai parce qu'on a beaucoup d'absents. En plus d'Anin, qui était la révélation du début de saison, Jérémie Bréchet, Jacques Faty, Yassin Mikari n'ont pratiquement pas joué de la saison. On a encore des réserves. Faire ce qu'on fait cette année avec autant d'absents peut être intéressant pour l'année prochaine. Pensez-vous pouvoir conserver Marvin Martin dans vos rangs l'an prochain ? Oui. Le président a dit qu'il allait rester, il n'y a pas de problème. Il va rester. Je pense que pour lui, ce serait bien qu'il fasse une année supplémentaire avec nous. Il a progressé mais il a encore des choses à apprendre et peut-être que dans des clubs plus huppés, il se retrouverait de temps en temps sur le banc. Il a encore besoin de faire une saison complète en tant que titulaire. Avez-vous prévu de renforcer votre défense lors du mercato ? On a eu beaucoup de problèmes avec notamment Teddy Richert qui est revenu en février, Bréchet et Faty qui sont blessés depuis longtemps et Mikari qui n'a disputé que trois matches dans la saison. C'est un peu logique qu'on soit un peu plus en difficulté derrière. On a un jeu offensif dans lequel on demande aux latéraux de participer. C'est un peu le retour du bâton. On peut marquer des buts mais on prend aussi. Ça fait un peu partie du deal d'avoir une équipe offensive. Parfois il y a le retour de la médaille qui peut arriver à certains matches. "Tigana est loin d'être le seul responsable" Quel est votre projet avec Sochaux, à plus ou moins long terme ? Je ne sais pas trop. Dans le milieu pro, il ne faut pas voir trop loin. Si on arrive à garder nos joueurs l'année prochaine, on peut espérer refaire une saison correcte. Tout dépend des finances du club, savoir si on va garder nos joueurs ou si on va les perdre. Un entraîneur est tributaire de ses joueurs. Quand il a de bons joueurs, c'est quand même plus facile de gagner des matches. Auxerre, Bordeaux, Lens. Votre nom ressort beaucoup ces derniers temps. Avez-vous envie de tenter l'aventure autre part ? J'ai été sollicité, oui, il faut le reconnaître. Pour l'instant, je suis sous contrat avec Sochaux, je réfléchis. Il n'y a rien de décidé. Ça dépendra aussi de ce que va faire le club au niveau des joueurs. J'espère qu'on va pouvoir repartir avec une bonne équipe, c'est ce qui m'intéresse, travailler avec un groupe que j'aime bien. Ça fait deux trois ans qu'on est ensemble. La tendance voudrait que je reste ici. Un mot sur le départ de Jean Tigana. On est toujours déçu qu'un collègue quitte le milieu. J'ai déjà été déçu pour d'autres entraîneurs. A l'époque, j'aimais bien Le Guen ou encore Ricardo. C'est la dure loi du milieu. Quand il n'y a pas de résultats, il y a toujours un fusil sur l'entraîneur. C'est dommage d'autant qu'il est loin d'être le seul responsable.