Gignac, la mise au point

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Gignac, la mise au point
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Après avoir créé la polémique en déclarant qu'il n'était "pas un joker", dimanche à l'issue du résultat nul concédé face à Toulouse (2-2) lors de la 30e journée de Ligue 1, André-Pierre Gignac, limité au statut de remplaçant depuis deux rencontres, a tenu à rectifier ses propos.

Après avoir créé la polémique en déclarant qu'il n'était "pas un joker", dimanche à l'issue du résultat nul concédé face à Toulouse (2-2) lors de la 30e journée de Ligue 1, André-Pierre Gignac, limité au statut de remplaçant depuis deux rencontres, a tenu à rectifier ses propos. André-Pierre Gignac semble perdre patience. Depuis son arrivée à Marseille l'été dernier, le joueur, arraché à Toulouse pour 15 millions d'euros, n'a jamais fait l'unanimité. Après une première moitié de saison des plus ternes, où il n'a inscrit qu'un maigre but en Ligue 1, l'attaquant français avait fait son mea-culpa et promis de décupler ses efforts. "L'OM est fait pour moi. J'en suis convaincu. Il n'est pas possible que je ne réussisse pas ici. Sinon, je ne serai pas venu. J'en suis convaincu. Je vais réussir. Il y a une adaptation à faire j'ai confiance en moi, ça va le faire. Je me suis adapté, c'est fini, on va voir le nouveau Gignac en 2011" avait-il ainsi confié, plus déterminé que jamais, à 20minutes. Après des débuts prometteurs en 2011, ponctués de prestations convaincantes et de quatre buts en autant de journées, le buteur phocéen semble replonger en eaux troubles. S'il est le symbole d'une attaque en difficulté, son comportement dimanche lors du résultat nul concédé face à Toulouse (2-2) a relancé la polémique. Relégué sur le banc des remplaçants depuis deux rencontres malgré le départ de Brandao pour Cruzeiro, Gignac, désormais barré par Loïc Rémy, plus performant à la pointe de l'attaque marseillaise, et par André Ayew, plus vif et plus technique sur le flanc gauche, digère mal son rôle de doublure. Gignac: "Pas un caprice" Dimanche, le plaisir d'offrir l'égalisation à l'OM, après deux mois de disette, n'a pas semblé calmer sa frustration. Pris en grippe par le Vélodrome, l'ancien Toulousain a choisi la provocation comme réponse en chambrant ouvertement le public marseillais, toujours nostalgique de Mamadou Niang. Un geste rageur, aussi hautain que déplacé, qui n'est pas passé inaperçu. "C'est ma manière d'extérioriser ma joie, ce n'est pas la première fois d'ailleurs que je m'exprime ainsi, déjà à Sochaux j'ai fait la même chose, s'est défendu le Marseillais sur le site officiel du club, précisant que "ce n'est en aucun cas une provocation, comme cela a pu être écrit à tort, mais simplement ma façon d'haranguer les supporters. Notre public je le respecte énormément, jamais je ne me permettrai de le chambrer". S'il avait également déclaré "ne pas être un joker", des propos traduisant son mal être et visant sans détour Didier Deschamps, André-Pierre Gignac réfute toute amertume envers le coach olympien. "J'aime profondément l'OM, et donc je veux toujours jouer. C'est aussi simple que cela, assure l'attaquant olympien. Je veux tout donner, être tout le temps utile, ne pas être seulement un joker. Cela ne signifie en aucun cas que je conteste les choix du coach. Ce n'est pas un caprice. Je respecterai toujours les décisions de l'entraîneur."