Gignac: "Ce n'était que les Féroé"

  • A
  • A
Gignac: "Ce n'était que les Féroé"
Partagez sur :

EQUIPE DE FRANCE - Ravi d'avoir inscrit deux buts face aux Féroé (5-0), André-Pierre Gignac veut toutefois éviter "l'excès de confiance".

Pour sa septième sélection en équipe de France, André-Pierre Gignac a inscrit un doublé face aux Iles Féroé samedi (5-0). De quoi redonner confiance à l'attaquant toulousain, en manque de réussite en Ligue 1 depuis le début de la saison, mais qui préfère se concentrer sur un seul objectif: aller en Afrique du Sud.Buteur à l'aller et au retour, décidément, vous êtes l'homme des Féroé...Oui, c'est un beau petit clin d'oeil par rapport au match aller, être décisif, c'est toujours plaisant. C'était une bonne soirée pour tout le monde, même si le premier enseignement, c'est qu'on jouera les barrages. On a fait le boulot, on a marqué cinq buts, on avait l'espoir de chiper cette première place aux Serbes, mais ils ont fait le boulot de leur côté.Aviez-vous un peu de pression avant le match ?Quand j'ai appris ma titularisation, j'avais envie de croquer la pelouse, de tout donner pour être décisif, toujours dans le même sens, pour le collectif, apporter ce que je sais faire. Mais c'est vrai que j'avais très envie de me racheter par rapport à ce match. Actuellement, je suis en manque de réussite avec Toulouse, j'ai frappé cinq fois les poteaux depuis le début de la saison, le coach m'a renouvelé sa confiance en équipe de France, j'avais envie de lui rendre, je suis content d'avoir été décisif, mais j'aurais préféré accrocher la Serbie.Ressentiez-vous l'ombre de Karim Benzema derrière vous ?Non, ce n'est pas moi qui fait les choix, mais quand le coach me renouvelle sa confiance comme ça, c'est sûr que j'ai envie de tout donner sur le terrain pour la lui rendre. Karim fait de super matches au Real Madrid, hier (samedi, ndlr), il a encore fait une super rentrée, mais ce n'est pas moi qui fait les choix."De la pression positive"Est-ce plus facile de marquer avec l'équipe de France qu'avec Toulouse ?Forcément, sans porter atteinte à mes coéquipiers parce qu'on est un bon groupe, quand tu joues avec les meilleurs joueurs du monde, forcément c'est plus facile, dans l'intelligence de jeu, les déplacements. A Toulouse, je joue tout seul devant, j'ai un manque de réussite, on a du mal, huit points en huit matches, c'est difficile. En équipe de France, avec tous ces grands joueurs, c'est un peu plus facile. Après, sans vouloir leur porter atteinte, ce n'était que les Féroé...Après la Roumanie, avez-vous eu peur de prendre votre place ?Trois jours après (face à la Serbie, ndlr), le coach m'avait mis dans l'équipe, c'était une belle marque de confiance, ça m'a remis dedans de suite. Malheureusement, il y a eu ce fait de jeu (l'expulsion de Lloris qui a contraint Raymond Domenech à le sortir pour faire entrer Mandanda, ndlr), mais c'était tout à fait logique que je sorte. Là, j'ai eu la possibilité de m'exprimer, d'avoir été décisif, c'est bien.Dans quel état d'esprit faudra-t-il aborder les barrages ?C'est deux matches décisif à si peu d'intervalle, il va y avoir de la pression, mais il faut la considérer comme de la pression positive, pas négative. Il va falloir gagner, on préfère aller chez l'équipe qu'on va tirer pour ensuite recevoir, mais j'y crois dur comme fer. Peu importe l'adversaire, c'est extraordinaire de jouer une Coupe du monde, moi le premier j'ai envie d'y aller, à nous de tout faire pour se faciliter la tâche en barrage. L'équipe de France a tous les moyens pour gagner quel que soit l'adversaire, je ne suis pas en excès de confiance, mais tout le monde a envie d'aller à la Coupe du monde.