Enfin le clasico !

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Enfin le clasico !
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Promus et battus lors deux premières journées de Pro A, Limoges et Pau-Lacq-Orthez se retrouvent vendredi soir à Beaublanc six ans après leur dernier duel parmi l'élite. Un match pas comme les autres qui n'aura pas le même piquant que dans les années 1990. Mais revoir le CSP et l'Elan Béarnais à ce niveau fait plaisir.

Un choc malgré tout! Promus et battus lors deux premières journées de Pro A, Limoges et Pau-Lacq-Orthez se retrouvent vendredi soir à Beaublanc six ans après leur dernier duel parmi l'élite. Un match pas comme les autres qui n'aura pas le même piquant que dans les années 1990. Mais revoir le CSP et l'Elan Béarnais à ce niveau fait plaisir. Entre Limoges et Pau-Lacq-Orthez, c'est toute une histoire. Celles des années 1990, essentiellement, quand ces deux clubs emblématiques sont pour de bon devenus de tendres ennemis en se chamaillant en play-offs au pire, en finale au mieux. Plus de six ans après leur dernier affrontement en Pro A (*), les revoilà. Tout nouveaux mais plus aussi beaux. Promus tous les deux à l'intersaison, le CSP et l'Elan Béarnais se retrouvent à Beaublanc, vendredi soir en ouverture de la troisième journée, avec deux défaites dans les dents. Et des incertitudes jusqu'au cou. Ce clasico 91e du nom n'a plus grand-chose à voir avec ce qu'il était. Sans être méchant, on pourrait presque dire qu'il a bon dos car jamais un match entre ex-pensionnaires de Pro B, qui plus est en fond de classement, n'a eu une telle saveur. Mais Limoges et Pau ne sont pas comme les autres équipes. Dans un paysage aussi triste que l'est actuellement celui du basket français, sans vitrine de marque sur la scène européenne, leur retour parmi l'élite est une nouvelle qui, espérons-le, sera bonne au printemps prochain. Même si, pour le moment, elle ne l'est pas encore. "Il n'y a que deux journées de passées, mais on va voir maintenant si on est des compétiteurs, lâche dans La République du Centre le coach limougeaud Eric Girard. Il ne faut pas que le groupe se désolidarise comme il l'a fait dès qu'il y a eu des erreurs. Il faut qu'on joue ensemble et que les joueurs comprennent qu'ils ont tous besoin des autres." Battu par Orléans (71-79) puis malmené par Vichy (58-72), le CSP n'a déjà plus le droit à l'erreur dans sa salle contre un adversaire direct au maintien. Si les recrutements de Zack Wright et Cedrick Banks, notamment, sont une réussite sur le papier, ils doivent désormais l'être sur le terrain. Sciarra: "On peut se faire claquer par tout le monde""Bien qu'on soit Limoges, on est juste promu, et on vise avant tout le maintien, tient à rappeler sur 20minutes.fr le pivot du CSP, Frédéric Weis. Jouer contre Pau, cela va me rappeler de vieux souvenirs, quand on se battait contre eux en phases finales. Mais cette fois-ci l'enjeu sera tout autre..." Celui des deux qui s'inclinera s'enfoncera forcément un plus dans ses doutes. A Pau, qui selon son entraîneur Didier Dobbels revient en Pro A "avec humilité", ils sont nombreux. Une semaine après avoir bu la tasse à Cholet (52-89), avec un effectif certes décimé à l'intérieur, l'Elan s'est fait punir à domicile contre Le Mans (68-87). Deux défaites somme toute logiques, si l'on tient compte du standing actuel du CB et du MSB, finalistes la saison dernière. Mais sur le parquet limougeaud, Pau-Lacq-Orthez doit montrer autre chose. "Il ne faut pas attendre de tirer la sonnette d'alarme, c'est maintenant qu'il faut la sonner, assure dans La République des Pyrénées le meneur vétéran Laurent Sciarra, venu dans le Béarn pour retrouver son ancien coach à Paris Didier Dobbels et vivre, à trente-sept ans, une (dernière ?) belle expérience. Le basket doit se jouer à cinq, pas à un plus un plus un plus un plus un. La Pro A est très dense, on peut se faire claquer par tout le monde." Même par Limoges. ------------------------------------- (*) Le dernier affrontement en Pro A entre Limoges et Pau remonte au 3 avril 2004, lors du match retour remporté par l'Elan Béarnais dans son Palais des Sports (95-66). Le CSP s'était imposé à l'aller, le 22 novembre 2003, à Beaublanc (73-70).