David : "Jouer le coup à fond"

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David : "Jouer le coup à fond"
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RUGBY - Yann David, titulaire surprise pour affronter l'Afrique du Sud, est prêt à relever le défi des Boks.

Titulaire surprise du XV de départ qui affrontera les champions du monde sud-africains, vendredi à Toulouse, Yann David a avoué qu'il ne s'attendait pas à cette nouvelle. Néanmoins heureux, il s'estime prêt à relever le défi et à faire parler sa puissance pour aider les Bleus.Votre titularisation est une surprise. Comment avez-vous vécu cette annonce ?Cela a été une surprise pour moi aussi, je l'ai su ce matin (lundi) au moment de l'annonce. On parlait beaucoup de Mermoz et Marty pour leur complémentarité et du coup, je ne m'attendais pas à être titulaire. C'est une belle récompense, ça fait plaisir, à moi désormais de ne pas décevoir l'entraîneur. Avez-vous été choisi pour votre physique ?Cela a peut-être fait pencher la balance de mon côté. De toute manière, c'est un honneur et un plaisir d'être titularisé pour cette rencontre face à l'Afrique du Sud. En plus, le match va se jouer à Toulouse. Avez-vous déjà joué avec Mermoz ?Non, jamais. Je l'ai vu jouer plusieurs fois mais on ne s'est jamais vraiment retrouvé en face. Je me méfie de lui (quand ils sont adversaires) car je ne sais jamais ce qu'il va faire, j'aime son style car il créé beaucoup. Il faudra que l'on prenne nos repères le plus vite possible.Appréhendez-vous cette rencontre face aux Boks ? Oui, un peu même si je ne me prends pas la tête. Ce sera ma deuxième sélection, il ne faudra pas faire d'erreur et jouer le coup à fond. C'est un joli challenge à relever. Si on s'applique, on peut réaliser de belles choses. Ils seront très physiques, il faudra aller chercher la ligne mais il faudra aussi les surprendre et alterner le jeu."Je suis moins spectateur"Dans quel secteur du jeu avez-vous le plus progressé depuis votre dernière sélection ?Je lâche davantage le ballon, je fais plus jouer après contact, c'est ce que je travaille à Toulouse. C'est vrai qu'entre Bourgoin et Toulouse, ça va plus vite, il y a plus de rigueur, j'ai vu le changement. Pensez-vous que le fait de jouer à Toulouse a été un plus pour les sélectionneurs ?L'an dernier, je n'ai pas été bon avec Bourgoin, c'était dur de se mettre en avant car c'était la guerre pour le maintien. Ce n'était pas une surprise de ne pas avoir été appelé l'an dernier. A Toulouse, il y a eu de la pression au début car on est plus regardé mais ça m'a libéré. Je sais que c'est un club aux structures solides, on peut se concentrer sur le terrain, je me sens vraiment bien, c'est le top. Qu'est-ce qui a changé depuis cette première sélection ?Là, j'arrive avec 9 collègues, je suis moins spectateur et plus comme un joueur normal. Ce n'est pas l'Italie mais les Boks et je sais que ce sera dur, je me prépare à ça et on verra le moment venu.Il y a beaucoup de turn over à Toulouse, est-ce un avantage pour vous ?Oui car je suis plus en forme. C'est un gros point positif d'avoir beaucoup de joueurs. C'est vrai qu'au début, c'était un peu problématique pour les repères mais on s'habitue et maintenant ça va tout seul avec Yannick (Jauzion) ou Florian (Fritz). Préférez-vous jouer premier ou deuxième centre ?A Bourgoin, j'ai toujours joué deuxième centre, à Toulouse on me fait parfois jouer premier centre mais le poste que je préfère, c'est deuxième centre. Que pouvez-vous nous dire des Boks ?C'est une équipe en forme, très physique, qui ne créé par autant de jeu que les Blacks mais qui ne lâche rien, qui fait preuve d'une grosse solidarité. Contre eux, il ne faut pas commettre la moindre erreur car ils sont robustes du 1 au 15 et ils peuvent faire la différence n'importe quand. Savez-vous qui vous allez retrouver en face de vous ?On a déjà travaillé à la vidéo et que ce soit De Villiers, Fourie ou Jacob, dans tous les cas, il faudra bien s'échauffer les épaules avant le match !Les Bleus ont souvent battu les Boks. En avez-vous parlé entre vous ?Oui, on en a parlé, on sait qu'ils ne sont pas imbattables, on a analysé leur jeu, on sait qu'ils sont très physique, à nous de varier le notre. On aura nos chances si le groupe de 23 s'investit à 100%.