Costa change de classe

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Costa change de classe
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En quittant Montpellier pour le FC Valence l'été dernier, Tino Costa a changé de dimension. L'Argentin au parcours si atypique est passé du statut de titulaire indiscutable en Ligue 1 à celui d'un joueur qui doit faire ses preuves pour percer dans l'un des plus grands clubs d'Espagne. Pour l'instant, le milieu de terrain s'en sort plutôt bien, comme son équipe, leader invaincu de Liga à l'aube de la 7e journée. Et il aborde avec envie le choc contre Barcelone programmé au Camp Nou samedi soir.

En quittant Montpellier pour le FC Valence l'été dernier, Tino Costa a changé de dimension. L'Argentin au parcours si atypique est passé du statut de titulaire indiscutable en Ligue 1 à celui d'un joueur qui doit faire ses preuves pour percer dans l'un des plus grands clubs d'Espagne. Pour l'instant, le milieu de terrain s'en sort plutôt bien, comme son équipe, leader invaincu de Liga à l'aube de la 7e journée. Et il aborde avec envie le choc contre Barcelone programmé au Camp Nou samedi soir. Acteur majeur avec Montpellier des deux dernières saisons qui ont vu le club héraultais retrouver l'élite dans un premier temps puis obtenir une place en Coupe d'Europe, Alberto Costa a profité de sa valeur montante l'été dernier pour découvrir le très haut niveau. A 25 ans, l'Argentin, passé plus jeune par la Guadeloupe, le Paris FC, Pau puis Sète avant d'éclore au grand jour à Montpellier, a rejoint le FC Valence qui lui faisait les yeux doux depuis longtemps déjà. Pour 6,4 millions d'euros, Louis Nicollin a bien rempli son portefeuille mais a aussi perdu le meilleur joueur de son équipe, parti en froid avec ses supporters mécontents de sa façon de faire il est vrai un petit peu cavalière. Déterminé à goûter au très haut niveau, et ainsi prendre une revanche sur un début de carrière semé d'embûches, Costa n'a pas réfléchi bien longtemps quand il a su que les portes d'une grosse cylindrée de Liga lui étaient grandes ouvertes. Arrivé au sein d'un club endetté, contraint de vendre ses meilleurs éléments (David Villa et David Silva) pour se remettre à flots, «Tino» suscite beaucoup d'attentes. D'autant plus que pour de nombreux spécialistes, Valence allait avoir beaucoup de mal à se relever de la perte de ses joueurs les plus flamboyants. Après six journées de championnat, les pensionnaires de Mestalla font pourtant un solide leader invaincu qui, avec 16 points, devance Villarreal, le Real Madrid et Barcelone. Et Costa, qui a aussi découvert la Ligue des Champions - avec un somptueux but dès sa première sortie à Bursaspor - a déjà pu faire apprécier aux socios la justesse de sa patte gauche et son énorme combattivité. "On est trois ou quatre pour une ou deux places" Milieu de terrain infatigable, récupérateur et relayeur, le Sud-américain réapprend néanmoins de l'autre côté des Pyrénées ce qu'est la concurrence. S'il avait fini par devenir un titulaire indiscutable à Montpellier, les places sont plus chères encore à Valence. Aligné les deux fois d'entrée de jeu en Coupe d'Europe, Costa n'a pas pour autant encore gagné sa place dans le onze de départ de l'entraîneur Unai Emery (2 titularisations, deux entrées en jeu lors des six premières rencontres de Liga). Pour autant, sa grinta et sa belle gueule en font déjà l'un des préférés du public. Le club ne s'y est pas trompé en l'affichant en bannière sur la Une de leur site internet. "On est trois ou quatre pour une ou deux places, explique-t-il lors d'une conférence de presse retranscrite sur le site officiel du FC Valence. On fait tous notre travail et ça se passe bien parce que quand on joue, on donne tout sans se demander qui a joué avant, les choses se passeront bien si on conserve le même état d'esprit." Venu à Valence pour découvrir le très haut niveau, avec l'espoir également de se faire repérer dans l'optique de la sélection argentine, Costa va être servi samedi soir lors du déplacement à Barcelone. "Tous les joueurs ont envie de jouer dans un stade comme celui du Barça", confesse-t-il. Face au champion sortant, qu'il considère comme "l'une des meilleures équipes du monde", l'ancien pensionnaire de Ligue 1 pourra, peut-être, exposer ses qualités techniques aux yeux du plus grand nombre. Mais aussi, en cas de succès, permettre à son club de relayer le grand Barça à six longueurs.