Chelsea, la machine a gagné

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Chelsea, la machine a gagné
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En véritable machine, Chelsea l'a emporté sans trop de souci sur la pelouse du Spartak Moscou (2-0), en ouverture de la 3e journée du groupe F du premier tour de la Ligue des champions. Pas rayonnants dans le jeu, les Blues se sont surtout rapidement mis à l'abri et n'ont pas eu à forcer pour empocher leur troisième victoire en trois matches. A Marseille d'en profiter.

En véritable machine, Chelsea l'a emporté sans trop de souci sur la pelouse du Spartak Moscou (2-0), en ouverture de la 3e journée du groupe F du premier tour de la Ligue des champions. Pas rayonnants dans le jeu, les Blues se sont surtout rapidement mis à l'abri et n'ont pas eu à forcer pour empocher leur troisième victoire en trois matches. A Marseille d'en profiter. Maintenant que Chelsea a joué tout le monde, le constat est implacable : dans ce groupe F, il y a les Blues et les autres. Vainqueurs sans trembler sur la pelouse du Spartak Moscou (2-0), les hommes d'Ancelotti s'envolent vers les huitièmes de finale, mais placent surtout une sacrée option sur la première place de la poule. Après la fin de la phase aller, la seule curiosité du parcours des Blues provient en fait de l'identité du seul joueur adverse à avoir marqué contre Chelsea: Tomas Oravec, attaquant de Zilina, avait ainsi réduit la marque à 3-1 en profitant de l'erreur conjuguée de Cech et Ivanovic. Au stade Loujniki, Kombarov (10e) a manqué de précision, à l'instar de McGeady (48e), tandis que Welliton (14e), Pareja (64e) ou Ibson (65e) ont eux buté sur un Cech loin d'être congelé par une température de 4°C encore largement supportable et loin des standards hivernaux en Russie. Le Spartak n'a pas été mauvais, il a simplement manqué de réussite et n'a surtout pas concrétisé dans ses temps forts. A l'inverse, Chelsea pourtant privé de Drogba, Alex et Lampard au coup d'envoi, n'a pas attendu son tour lorsque l'opportunité lui en a été donnée. Quatrième but en trois matches pour Anelka Un peu comme face à Marseille il y a trois semaines, les Blues se sont mis rapidement à l'abri et n'ont pas eu à forcer par la suite. Mais pour débloquer la situation de la sorte, une équipe de football a besoin de talent. Et du talent, Chelsea en est rempli. Lorsque ce n'est pas Anelka ou Malouda, tous les deux titulaires, c'est Zhirkov qui frappe. Pour son retour au pays, le Russe ajuste un missile en demi-volée du gauche à l'entrée de la surface, qui va se loger directement sous la barre de Dikan après une mauvaise relance de la tête de Pareja (0-1, 23e). Alors que Malouda avait auparavant manqué la mire de peu (15e), Anelka ne fait pas mieux quelques minutes après l'ouverture du score (26e). Nettement plus remuant qu'en équipe de France, Malouda sème le trouble avec Kalou et Anelka entre les lignes moscovites, par ses déplacements et des permutations régulières. Le but de Zhirkov permet à Chelsea de contrôler et après d'autres essais infructueux (33e, 37e), Anelka double la mise à quelques minutes de la pause pour son 4e but de la compétition, en ajustant Dikan de près suite à une ouverture d'Essien dans la profondeur (0-2, 43e). Le Français, finalement pas très en réussite au vu de ses multiples possibilités, manque le doublé au retour des vestiaires (47e) mais rien d'inquiétant pour les Londoniens. Essien est encore à deux doigts d'ajouter un troisième but (73e) et malgré les assauts répétés du Spartak sur les côtés, tous les centres sont repoussés sans trop broncher par la solide charnière Ivanovic-Terry. Pas flamboyante, mais solide, à l'image d'un Chelsea qui n'aurait presque pas besoin d'en passer par ce premier tour. Si ce n'est pour s'échauffer...