Bokolo: "On a nos chances"

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Bokolo: "On a nos chances"
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Après un été chargé avec les Bleus, Yannick Bokolo a retrouvé Gravelines-Dunkerque. Un BCM que beaucoup annoncent dans la bataille pour le titre, malgré sa défaite à Nancy. Le match contre Cholet, samedi lors de la 2e journée de Pro A, sera un autre test. "Ça serait pas mal d'avoir une victoire contre eux, note le meneur français. On peut finir haut mais encore faut-il le montrer."

Après un été chargé avec les Bleus, Yannick Bokolo a retrouvé Gravelines-Dunkerque. Un BCM que beaucoup annoncent dans la bataille pour le titre, malgré sa défaite à Nancy. Le match contre Cholet, samedi lors de la 2e journée de Pro A, sera un autre test. "Ça serait pas mal d'avoir une victoire contre eux, note le meneur français. On peut finir haut mais encore faut-il le montrer." Yannick, Gravelines-Dunkerque reçoit Cholet samedi. Est-ce qu'on prépare différemment un match contre le champion de France ? Non, on sait que ce n'est pas la même équipe que la saison dernière mais ça reste un gros match pour nous. Ce sont les tenants du titre, tout le monde pense qu'ils vont être en haut à la fin du championnat donc ça serait pas mal d'avoir une victoire contre eux. Ça serait une victoire importante. En quoi cette équipe choletaise a-t-elle changé ? Ils n'ont pas forcément le même profil de joueurs que la saison passée mais disons qu'ils ont toujours un peu le même profil de jeu parce qu'ils ont gardé une certaine ossature. On sait que ça va être intense. Tous les matches qu'on a joués contre eux, ça l'a toujours été, aussi bien en attaque qu'en défense. Selon vous, les départs de Mickaël Gelabale et John Linehan ont-ils diminué le CB ? J'ai l'impression qu'ils les ont plutôt bien compensés. C'est vrai que Linehan est capable de faire beaucoup de choses à lui tout seul mais en tant qu'équipe, ça n'a pas énormément bougé. Au même titre que Cholet, Gravelines est annoncé comme un candidat au titre. Qu'en pensez-vous ? Ça, ce ne sont que des pronostics d'avant-saison. Le titre, c'est vrai qu'on y pense mais à Gravelines, on a toujours pris les matches les uns après les autres. On ne se projette jamais plus loin que la prochaine échéance. C'était pareil en Coupe de France la saison dernière, quand on est allé en finale. Après, on doit prouver sur le terrain. Comme tout le monde, on était à 0-0 avant le début du championnat. On peut finir haut parce qu'on a nos chances mais encore faut-il le montrer. Pour l'instant, ce n'est pas trop ça... "Nos points forts ? La défense et l'intensité en attaque" Justement, que retenez-vous de votre défaite à Nancy (70-78), la semaine dernière, en ouverture de la saison ? Que même en étant très mauvais offensivement, en tout cas au niveau de l'adresse (le BCM a tourné à 34,6% à deux points et 16,1% à trois points contre le Sluc, ndlr), on a réussi à rester dans le match. Donc ce que ça dit, c'est que pour l'instant on n'a pas encore gagné de match mais je trouve que ça reste encourageant pour la suite. Après, l'adresse, il y a des jours avec et des jours sans. Il faut continuer à tout travailler et ne pas se focaliser là-dessus parce que cette défaite, malgré nos gros soucis aux shoots, montre qu'on a d'autres armes. Lesquelles ? On connait nos forces et nos faiblesses. On sait très bien qu'on ne s'appuie pas seulement sur notre adresse pour gagner des matches. Alors bien sûr, on essaie d'être les plus adroits possibles mais nos points forts, ce sont avant tout la défense et l'intensité en attaque. On ne se dit pas avant un match: "Bon aujourd'hui, il faut qu'on soit à 50% ou plus." C'est un facteur aléatoire qui varie d'un match sur l'autre. Vous avez réussi un bon match contre le Sluc, avec 15 points, 7 rebonds et 4 passes. C'est important pour vous, malgré la défaite ? C'est bizarre parce que ce n'est pas l'impression que j'ai eu, même si les stats disent autre chose. Mes stats personnelles, elles n'ont aucune valeur s'il n'y a pas la victoire au bout. Vu le recrutement du BCM, pensez-vous que l'équipe est plus forte que la saison dernière ? C'est difficile de comparer parce que ce ne sont pas les mêmes joueurs. On a des options différentes. Le tout, c'est d'avoir une certaine harmonie. Comme Cholet, Gravelines a réussi à conserver une certaine ossature cet été. Cette stabilité peut-elle être un plus ? Bien sûr. Ça évite quand même de repartir de zéro, ça aide. Si on avait changé beaucoup de joueurs, il aurait sans doute fallu plus de temps pour vraiment redémarrer à l'entraînement. Là, ça prend forme. Le fait qu'il y ait une bonne partie de l'effectif de la saison dernière, ça va aussi plus vite au niveau de l'apprentissage des systèmes. On s'aide beaucoup, on se parle pour savoir comment l'autre joue. "Je pense que je regarderai l'Euro 2011 à la télé !" Un mot sur l'équipe de France. Votre expérience au Championnat du monde vous a-t-elle fait franchir un cap ? Je l'espère. A chaque fois que je vais en équipe de France, j'espère que ça va m'aider dans la saison. Après, ça ne se voit pas forcément parce que ce sont des détails qui font la différence. Vous n'êtes pas un peu usé après cet été chargé ? Si. Beaucoup même ! Il y a pas mal de petits bobos qui commencent à s'accumuler un peu partout. C'est le corps qui répond. Et puis mentalement aussi, c'est difficile. Mais c'est toujours un peu la même chose depuis quatre ou cinq ans. Si on gagne tous nos matches, ça va être un peu plus facile à gérer... Avec le recul, quel sentiment gardez-vous de ce Mondial, que vous avez quitté en huitièmes de finale ? Je suis un peu déçu parce que j'aurais aimé qu'on aille plus loin. Mais en même temps, je ne suis pas plus déçu que ça: on ne se faisait pas trop d'illusions par rapport à l'équipe qu'on avait. Le constat est donc mitigé, même si dans le groupe on savait qu'on aurait pu faire mieux. Toutes les stars du basket français devraient être là pour l'Euro 2011 en Lituanie. On imagine que vous aimeriez en être... S'ils sont tous là... Je pense que je les regarderai à la télé ! Je ne suis pas sûr que physiquement, j'arriverai à tenir jusque-là.