Blanc: "On a peu de certitudes"

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Blanc: "On a peu de certitudes"
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EQUIPE DE FRANCE - À quelques heures d'affronter la Roumanie, le sélectionneur reste prudent.

A vingt-quatre heures de croiser la Roumanie, samedi lors de la troisième journée des éliminatoires de l'Euro 2012, Laurent Blanc a donné des nouvelles rassurantes d'Abou Diaby et d'Alou Diarra. Le sélectionneur des Bleus, qui a démenti les rumeurs annonçant une association Nasri-Gourcuff, semble encore à la recherche de certitudes et de son... capitaine. Il est également revenu sur son choix de s'entraîner au Stade de France à la veille des matches en espérant que cela paie sur le terrain. Comment va Abou Diaby ? Mieux, beaucoup mieux. Nous avions vraiment un gros point d'interrogation hier sur sa participation au match de samedi. Il a fait un entrainement quasi normal au niveau des appuis. Et cet après-midi (l'équipe de France s'entraîne au Stade de France ce vendredi après le point-presse) on va essayer de l'intégrer à la séance totale. Mais depuis hier on est un peu plus optimiste, que ce soit pour le match de samedi et celui de mardi. C'est une bonne nouvelle. Pour Alou vous vous êtes inquiétés trop rapidement. Il s'était fait une petite torsion à la cheville sur une frappe anodine. On n'avait pas de souci particulier pour lui. C'est aussi à confirmer lors de la petite séance mais sa participation est quasi certaine aux deux matches. Je suis beaucoup plus affirmatif pour Alou que pour Abou. Verrons-nous samedi l'association Nasri-Gourcuff ? Vous m'avez prêté des intentions qui n'étaient pas les miennes, qui étaient les vôtres. Vous me les avez attribuées. Ça au moins c'est enregistré. J'attends déjà de voir si tout mon groupe est à ma disposition. Depuis le début du stage j'ai des idées en tête que je n'ai pas partagées. On verra demain la composition. On essaiera de composer la meilleure équipe possible pour battre la Roumanie. Est-ce plus difficile de composer votre équipe que lors des deux premiers matches ? Chaque fois que l'on rencontre une équipe on a des choix à faire. On a une composition d'équipe à faire. Ma réflexion par rapport à ce qui s'était passé en Bosnie vous la connaissiez. Elle a évolué cette semaine dans votre esprit parce qu'il y avait des blessés. Mais il s'avère que ces blessés risquent d'être à ma disposition demain. Il y aura des choix à faire, on ne pourra pas jouer à 18 ni à 23. Ça, ça appartient au sélectionneur. J'aime mieux avoir des choix à faire en ayant tous les joueurs à ma disposition que le contraire. Si c'est le cas demain c'est une bonne chose. C'est ni plus difficile ni plus facile que lors des matches précédents. "J'espère que les joueurs répondront présent" Comment situez-vous la Roumanie par rapport la Biélorussie et la Bosnie ? Ça ne sert à rien de situer les équipes par rapport aux autres. Ce sont des équipes difficiles. On le sait, il n'y a pas de match facile. La dernière Coupe du monde l'a encore démontré. A l'avenir proche les soi-disant petites équipes auront sur un match toujours leurs chances de gagner. On l'a bien vu contre la Biélorussie. J'avais dit à mes joueurs qu'ils étaient supérieurs aux Biélorusses, aujourd'hui je le pense encore mais on a perdu ce match. Après il y a le contenu du match. Celui contre la Roumanie il faut le préparer de la meilleure manière possible. J'ai lu que les Roumains n'avaient pas peur des Français, qu'ils se rassurent la France n'a pas peur des Roumains non plus. On les respecte et on va donner le meilleur de nous-mêmes pour gagner ce match-là. Je pense que les Roumains vont faire la même chose. Il n'y a pas de hiérarchie. La Bosnie est certainement l'équipe la plus complète dans ce groupe. On a vu le match que l'on a fait et ce jour-là on était meilleurs que les Bosniens. Après il y a le contexte, il y a la forme du moment, la forme des joueurs aussi, les absences... Chaque match a sa vérité. Allez-vous changer de système ? On ne changera pas en fonction de l'adversaire. On a peu de certitudes, un peu plus d'assurance après le match de la Bosnie. On va s'appuyer dessus. Mais à chaque match si vous me répétez que l'on va changer de système, ça voudra dire que l'on n'a pas de système en place, que l'on n'a pas de système efficace. Et dans ce genre de compétition il vaut mieux quand même avoir un système performant sur lequel on peut s'appuyer. A part éventuellement contre des adversaires vraiment dit plus faibles. Ce n'est pas le cas de la Roumanie. Attendez-vous du beau jeu de la part de votre équipe ? Bien sûr que l'on veut voir notre équipe bien jouer, bien sûr que l'on veut voir le Stade de France s'enflammer. On en est tous conscient. Mais la première des choses à assurer et à conquérir c'est le résultat. J'aime voir mon équipe jouer un beau football. J'estime qu'en jouant un beau football on a plus de chances de gagner un match que le contraire. On va essayer de le vérifier samedi soir. En tout cas on fait tout pour, on s'est préparé pour ça. J'espère que les joueurs répondront présent. "Il est important que les joueurs prennent la mesure du Stade de France" Florent Malouda sera-t-il votre capitaine ? C'est possible. Il fait partie des joueurs pour lesquels on a plus de certitudes que d'autres. Il fait partie des plus anciens dans cette équipe de France, de ceux qui ont le plus d'expérience, il est titulaire dans un grand club européen. On essaie de trouver un noyau dur à cette équipe-là, Florent en fait partie dès à présent. Il postule pour le rôle de capitaine dans un futur assez proche. C'est une grande première un entrainement et une conférence de presse en veille de match au Stade de France. Est-ce une envie d'innover et d'imposer encore une fois la patte Laurent Blanc ? Je ne sais pas si c'est une première (il se renseigne auprès du chef de presse, Philippe Tournon). Si c'est le cas ce n'est pas du tout pour marquer une différence avec qui que ce soit. On est dans une période de construction avec de jeunes joueurs qui ne connaissent pas forcément bien les lieux, l'environnement etc. On ne le faisait pas pour des raisons non footballistiques : Clairefontaine c'est très loin, il y a des bouchons, on met une heure et demie à l'aller, une heure et demie au retour. On s'entraînait la veille de match à Clairefontaine beaucoup plus par facilité que pour d'autres raisons. Dans cette période-là il est important que les joueurs prennent un petit peu la mesure du Stade de France. Pour pouvoir le faire il faut venir près d'ici. C'est pour ça que j'ai décidé de le faire, pas pour être plus intelligent que les autres. Quand les joueurs auront 20 sélections, 30 sélections, 35 sélections et qu'ils connaitront très bien le Stade de France - j'espère que ça deviendra leur jardin -, peut-être que l'on n'aura plus besoin de s'y entraîner les veilles de match. Pour l'instant ce n'est pas le cas. Avez-vous déjà une idée de qui jouera mardi prochain contre le Luxembourg Match par match. Même si on n'occulte pas les deux matches mais, comme on a pu encore le constater cette semaine, on ne peut pas prévoir ce qu'il peut se passer à tout moment. Puis demain (samedi) il y a le match. Il peut y avoir des suspensions, il peut y avoir des blessures donc ça ne sert à rien de préparer le deuxième match. Mieux vaut déjà bien préparer le premier. On verra après celui contre la Roumanie qui on aura à disposition pour disputer le deuxième. On y réfléchit quand même indirectement. Mais toute notre concentration va sur le premier. La victoire en Bosnie a mis de côté la défaite conte la Biélorussie. Est-ce que c'est quelque chose qui est favorable à l'équipe de France ou au contraire qui peut vous poser des problèmes ? Non c'est une réalité, pourquoi l'occulter. On le sait qu'on a perdu contre la Biélorussie. On a eu la chance d'aller rattraper ça à l'extérieur trois jours après. Donc on est sur cette victoire. J'aime mieux ce scénario parce qu'on reste quand même sur la dynamique de la Bosnie. J'espère que l'on va pouvoir essayer de persévérer dans ce sens-là dès demain contre la Roumanie et trois jours après à Metz contre le Luxembourg.