Auxerre perd ses illusions

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Auxerre perd ses illusions
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Tombés une fois encore avec les honneurs mardi, à Amsterdam, sur le terrain de l'Ajax (2-1), les Auxerrois, bons derniers de leur poule dans cette Ligue des champions, n'ont plus droit au chapitre. Le frisson européen est cette fois bien passé et le retour à la dure réalité du championnat s'impose.

Tombés une fois encore avec les honneurs mardi, à Amsterdam, sur le terrain de l'Ajax (2-1), les Auxerrois, bons derniers de leur poule dans cette Ligue des Champions, n'ont plus droit au chapitre. Le frisson européen est cette fois bien passé et le retour à la dure réalité du championnat s'impose. Trois matches, trois défaites. Auxerre sort encore bredouille de sa soirée européenne, avec une défaite (2-1) pour le compte de cette 3e journée de la Ligue des champions sur la pelouse de l'Ajax Amsterdam. Le zéro pointé de l'AJA à ce stade de la compétition, aussi sévère puisse-t-il paraître, impose un constat d'évidence: les Bourguignons n'ont non seulement plus rien à espérer dans cette compétition - même la troisième place et une qualification en Ligue Europa semblent compromises - mais l'équipe de Jean Fernandez, déjà la moins outillée de ce groupe, n'a plus les armes pour espérer réussir deux exploits lors de ses deux prochains rendez-vous à domicile contre l'Ajax et le Milan. Deux adversaires qui pointent quatre points devant Pedretti et ses coéquipiers au classement. Auxerre ne vit que de regrets dans cette Ligue des champions. Son troisième revers mardi à Amsterdam (1-2) n'échappe pas à la règle. "Il nous a manqué beaucoup de choses en première mi-temps, on a été dominés et c'est très logiquement qu'ils ont marqué" (2-0 à la pause), constatait amèrement Jean Fernandez en référence à un premier acte où les absences de ses joueurs se seront payées cash. "En deuxième mi-temps, on a essayé de ne pas perdre le ballon trop vite, on y a cru lorsqu'ils ont pris un carton rouge et qu'on a marqué, malheureusement, nous ne sommes pas parvenus à marquer le deuxième but." La réduction du score de Birsa sur un superbe coup franc enroulé (1-2, 56e) restera sans lendemain, malgré la supériorité numérique obtenue suite à l'expulsion d'Oojier (55e)... Pedretti: "En plus, on donne les matches..." Oui, Auxerre, avec à son actif trois balles d'égalisation à deux buts partout, a cru pouvoir arracher ce premier point dans la compétition. Mais comme le dit si bien Fernandez, "on est dans la cour des grands, il nous a encore manqué un petit quelque chose, comme à San Siro et face au Real". "La meilleure équipe a gagné, reconnaît-il sur RMC. L'Ajax a dominé la première période. Nous avons été meilleurs par la suite, en réussissant à revenir à 2-1. Mais il nous a manqué du réalisme et, sur l'ensemble du match, l'Ajax mérite la victoire." Surtout, le technicien auxerrois connaît trop le football pour ne pas mesurer le poids des manquements de ses joueurs dans de telles circonstances. Car par delà ses limites intrinsèques, l'AJA a été rattrapée à Amsterdam par une nervosité coupable, illustrée par les expulsions d'Oliech, pour deux cartons jaunes reçus en cinq minutes - le second pour un but marqué volontairement de la main (85e) ! -, et de Mignot, exclu sans même être entré en jeu (voir par ailleurs). Impardonnable à ce niveau de compétition et de quoi susciter l'exaspération d'un Benoît Pedretti forcément dépité de voir tant d'efforts annihilés par des gestes d'humeur. "A force, ce ne sont plus des regrets. C'est une constatation, lâche le capitaine auxerrois toujours sur RMC. On est moins forts que les autres. On ne peut pas rivaliser avec ces équipes tout simplement. Il n'y a pas de hasard dans le football. Il nous manque quelque chose. On le savait. Mais en plus, on donne les matches. On apprend mais le problème c'est que c'est bientôt fini." Déjà la fin et surtout la perspective de devoir vivre cette fin de parcours plus démunis que jamais, à l'image d'un secteur offensif privé de pas moins de six attaquants ou milieux offensifs (Le Tallec, Jelen, Langil, Licata, Sanogo, A. Traoré), auxquels Oliech n'a rien trouvé de mieux que de venir s'ajouter... Le chemin de croix n'est sans doute pas fini.