Artest s'intégrera-t-il ?

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Artest s'intégrera-t-il ?
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Champions en titre, les Lakers ont frappé un grand coup cet été avec la signature de Ron Artest. Si son talent n'est plus à démontrer, son caractère en revanche pose question. Son intégration sera donc observée à la loupe.

Champions en titre, les Lakers ont frappé un grand coup cet été avec la signature de Ron Artest. Si son talent n'est plus à démontrer, son caractère en revanche pose question. Son intégration sera donc observée à la loupe."Dennis Rodman est mon joueur favori mais je pense vraiment être plus proche de Scottie Pippen." Inévitablement associé à l'ancien "Bad Boy" des Pistons, Bulls mais également... des Lakers, Ron Artest n'a pas pu échapper au petit jeu des comparaisons en débarquant en Californie. Phil Jackson, qui a remporté trois titres de champion avec "the Worm" du côté de Chicago, a toutefois tenu à affiner. "Dennis était plus focalisé sur la défense et le rebond et il s'intégrait parfaitement dans notre attaque en triangle. Mais lorsqu'il avait une position de tir, il préférait la passer à un autre joueur, estime le "Zen Master". Ron est un gars qui aime marquer et va le faire, il aura donc un rôle différent dans cette équipe."Défenseur de l'année en 2004, celui qui fêtera son trentième anniversaire en novembre est aussi connu pour son tempérament de feu et ses activités en dehors du parquet qui ont parfois pris le dessus sur sa vie de basketteur. Mais c'est surtout son rôle dans le tristement célèbre Pistons-Pacers de novembre 2004 qui l'a définitivement rendu célèbre. Suite à une altercation avec Ben Wallace, il était parti, accompagné par ses coéquipiers d'alors Jermaine O'Neal et Stephen Jackson, faire le coup de poing dans les tribunes du Palace d'Auburn Hills après avoir été aspergé de bière par un fan, récoltant ensuite une suspension record de 73 matches.Il connaît déjà l'attaque en trianglePassé ensuite par Sacramento et Houston, "Ron-Ron" n'a pas vraiment changé. Et s'il reste un défenseur doté d'une incroyable et communicative énergie, il devra se faire à l'idée qu'il n'est pas l'une des premières options offensives de son nouveau club, puisqu'il passera derrière Kobe Bryant, avec qui il s'était frictionné lors des derniers playoffs, Pau Gasol, voire Andrew Bynum. Très à l'aise lors de sa première sortie face aux Warriors (12 points, 9 rebonds et 7 passes), il a eu du mal à récidiver pour la revanche des joueurs de la Baie deux jours plus tard (6 points, 2 rebonds et 1 passe). Pas de quoi s'inquiéter selon Phil Jackson. "Nous ne pensons vraiment pas que cela va être un problème", estime l'homme aux dix titres de champion en tant qu'entraîneur à propos de l'adaptation d'Artest au jeu offensif des Californiens.