Anton, la chute qui fait mal

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Anton, la chute qui fait mal
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VUELTA - Le leader du Tour d'Espagne abandonne après une chute.

VUELTA - Le leader du Tour d'Espagne abandonne après une chute. Maudit, Igor Anton. Le basque de la formation Euskaltel vient d'être brusquement rayé de la liste des prétendants au sacre sur la Vuelta. Sur une chute, qui n'est pas sa première sur le Tour d'Espagne. En 2008, Anton avait été sévèrement touché à l'épaule et à la hanche dans la descente de l'Alto del Cordal, donnant un coup d'arrêt à sa progression. Ce samedi, les dégâts physiques sont a priori moins importants. Anton est tombé alors que le peloton roulait très vite à l'approche de la pontée finale vers Peña Cabarga. Cuissard et maillot déchirés, le maillot rouge, touché aussi à la clavicule, ne repartira pas. Maudit, Igor Anton. Les conséquences sportives sont elles évidemment énormes. La bataille pour le maillot rouge se fera sans Anton, qui avait conquis cette tunique sur les hauteurs d'Andorre. Alors, dès les premières pentes de la montée vers Peña Cabarga (6 kilomètres à près de 10% de moyenne), la Liquigas de Vincenzo Nibali, propulsé leader virtuel du général, prenait les choses en main. En équipier de luxe, Roman Kreuziger imprimait un train d'enfer pour égrener les favoris dans un mauvais jour (Sastre, Sanchez, Peraud...). Mais c'est Ezequiel Mosquera qui lancera la première banderille à l'amorce des deux derniers kilomètres. Une accélération qui avait pour effet de sonner la fin de l'échappée de Niki Terpstra, échappé tout au long de la journée avec Millar et Zabriskie. Après avoir profité du travail de Nicolas Roche, Nibali ne tardait pas à répondre, et à déposer Mosquera, trop juste pour tenir. Joaquin Rodriguez, lui, patientait. Mercredi, dans la montée vers Andorre, le grimpeur de la Katusha avait présumé de ses forces et coincé sévèrement dans les dernières encablures. La leçon a été retenue. Rodriguez n'a accéléré que deux fois ce samedi, dans les passages les plus ardues (jusqu'à 19%!). Une première fois pour revenir sur Nibali. Une seconde pour lâcher l'Italien, qui coinçait sévèrement à 800 mètres de la ligne, et aller cueillir une deuxième victoire d'étape sur la Vuelta. Un succès qui ne s'accompagnera du maillot rouge, malgré les bonifications. Pour 4 secondes, Nibali prend les commandes. Mais Rodriguez aura encore deux bonnes occasions de renverser la donne dimanche et lundi, lors de deux nouvelles arrivées au sommet, avant la deuxième journée de repos.