Alonso: "Rien ne change vraiment"

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Alonso: "Rien ne change vraiment"
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Malgré son excellente affaire réalisée à l'occasion du premier Grand Prix de Corée de l'histoire, en l'emportant tout en bénéficiant du double abandon des Red Bull, Fernando Alonso reste extrêmement prudent. Leader du championnat du monde à deux courses de la fin et avec 11 points d'avance sur Mark Webber (Red Bull), le pilote Ferrari craint surtout un éventuel abandon au Brésil ou à Abu Dhabi.

Malgré son excellente affaire réalisée à l'occasion du premier Grand Prix de Corée de l'histoire, en l'emportant tout en bénéficiant du double abandon des Red Bull, Fernando Alonso reste extrêmement prudent. Leader du championnat du monde à deux courses de la fin et avec 11 points d'avance sur Mark Webber (Red Bull), le pilote Ferrari craint surtout un éventuel abandon au Brésil ou à Abu Dhabi. Fernando, trois victoires sur les quatre dernières courses. Le championnat est totalement relancé, vous devez être heureux ? Oui, absolument. C'était une des meilleures courses de l'année pour nous, pour l'équipe, les deux voitures sont sur le podium, c'est un accomplissement fantastique pour Ferrari. Nous avons été compétitifs tout le week-end. En qualifications, la voiture était très forte, mais avec les conditions météo en course, vous ne savez jamais. Il a plu le matin et nous savions que cela allait être une course délicate. Je pense que c'est la première course que je remporte sous la pluie, donc je suis encore plus heureux. Il ne reste plus que deux courses au championnat. Vous avez 11 points d'avance sur Mark Webber et 21 sur Lewis Hamilton. Comment le sentez-vous ? Je pense que rien ne change vraiment. On sait qu'avec le nouveau système d'attribution des points, tout peut changer en une course. Si vous ne marquez pas de points, vous perdez 25 points sur un de vos principaux concurrents, donc rien ne change. Ce n'est pas de chance pour Mark (Webber) et Sebastian (Vettel) mais tout peut arriver lors des deux prochaines courses. Il reste quatre ou cinq prétendants, donc la clé pour remporter le championnat sera d'être sur le podium, d'être constant. Nous avons été très concentrés sur les six ou sept dernières courses mais pour les deux dernières, nous devrons être sur le podium et se battre pour la victoire. Ce fut une victoire phénoménale dans des conditions extraordinaires. Bien sûr, nous savons que ce type de courses est très difficile. Une nouvelle piste, pas de référence pour conduire sous la pluie, donc tout à découvrir sur les premiers tours. Je pense que c'est mieux de perdre quatre ou cinq secondes sur les dix premiers tours de la course et de reprendre doucement le rythme ensuite. Il fallait donc essayer de rester calme. Les conditions étaient extrêmement compliquées, sans visibilité sur les dix premiers tours de la course en plus des tours sous voiture de sécurité. Ce n'était donc pas facile mais la voiture était performante avec tous les types de pneus, les extrêmes comme les intermédiaires. On n'était peut-être pas aussi bien que Sebastian sur certaines parties de la course mais quand Mark a abandonné, le scénario a changé et finir sur le podium était suffisant pour nous. "La chance et la malchance se compensent" Lors de l'arrêt au stand, il semblait y avoir un problème au niveau de l'avant droit de la voiture. Oui, c'était ma faute. J'ai bloqué les pneus et je suis arrivé sur le côté, donc je pense que c'était difficile pour le mécanicien vu la position dans laquelle je me suis arrêté. Quel a été le principal changement au sein de la Scuderia depuis l'été ? La chance. Je pense que nous sommes devenus compétitifs à partir de Silverstone. En Grande-Bretagne, nous avons eu un problème avec une manoeuvre sur Kubica et un drive-through qui m'a fait perdre 14 places. A Valence, le résultat a été très mauvais et nous n'avons pas eu de chance non plus. Bien sûr, je pense que la voiture s'est beaucoup améliorée et l'équipe a fait un boulot fantastique à chaque course en apportant de nouvelles pièces mais, comme je l'ai dit, je pense que nous avons eu une voiture pour être toujours sur le podium à partir de Silverstone. Sur une partie de la saison, nous avons eu du mal à nous battre pour le podium, peut-être à cause du facteur chance. Et maintenant nous avons plus de victoires que prévu grâce à ce même facteur chance. Aujourd'hui j'étais troisième et une Red Bull est sortie, une autre a cassé. A la fin de l'année, la chance et la malchance se compensent. Maintenant vous êtes en tête du championnat et, dans des conditions normales, vous n'aurez pas besoin d'attaquer. Dans quelle mesure votre approche des courses va-t-elle évoluer, ainsi que votre conduite et votre stratégie de course ? Rien ne va vraiment changer, je pense. Un résultat et une course ne changent pas la face du championnat. Il y a toujours quatre ou cinq prétendants. Nous savions avant de venir ici que c'était important de finir chaque course. Comme nous l'avons souvent dit, finir sur le podium garantit des points chaque weekend, et plus ou moins certainement de se battre pour le gain du championnat à Abu Dhabi. Nous devons conserver cette constance lors des deux prochaines courses. C'est évidemment fantastique de gagner des courses et nous voulons gagner chaque week-end. Mais parfois nous savons que ce n'est pas possible, donc nous avons besoin de maximiser notre potentiel à chaque sortie. En prenant en compte les incidents, est-ce la victoire la plus difficile et probablement la plus savoureuse de votre carrière ? Oui, sans aucun doute. Je pense que les conditions de cette victoire sont probablement parmi les pires que j'aie jamais rencontré, parce que nous sommes partis dans des conditions très extrêmes, avant un drapeau rouge puis quelques tours derrière la voiture de sécurité. On est passé aux intermédiaires sans référence sur le circuit par rapport aux années précédentes, ni même par rapport au vendredi ou au samedi où nous avons roulé sur le sec. Sur les derniers tours, il faisait très sombre et nous étions avec des pneus slick sous la pluie. Toutes les conditions étaient difficiles, donc cette victoire a un très bon goût.