Arbitrage vidéo : "Il faut un nombre important de matches pour juger", dit Garibian

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Arbitrage vidéo : "Il faut un nombre important de matches pour juger", dit Garibian
Mardi soir, lors de la défaite de la France contre l'Espagne (2-0), l'arbitre allemand a eu recours à deux reprises à l'assistance vidéo.@ AFP
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Mis en place pour la première fois mardi soir lors du match France-Espagne, l'arbitrage vidéo reste encore en phase d'expérimentation.

"Il faut vraiment un nombre important de matches pour juger" de la pertinence de l'arbitrage vidéo, a souligné mercredi Pascal Garibian, le responsable de l'arbitrage à la Fédération française de football, au lendemain de la rencontre France-Espagne où cette technologie a été utilisée. "Ce n'est pas un hasard si la Fifa et l'Ifab (les instances internationales du football) ont demandé deux ans d'expérimentation", relève Pascal Garibian.

Utilisée à deux reprises lors de France-Espagne. "Le match d'hier (mardi) était une étape parmi d'autres pour faire avancer cette expérimentation", poursuit-il, en relevant que deux décisions ont pu être corrigées grâce à la vidéo "sans ambiguïté" et "dans un temps plutôt court". Lors de la défaite de la France contre l'Espagne (2-0), l'arbitre allemand a eu recours à deux reprises à l'assistance vidéo, pour refuser un but d'Antoine Griezmann à cause d'un hors-jeu, et pour valider le deuxième but espagnol, initialement annoncé hors-jeu par l'arbitre assistant. 

C'était la première fois que l'arbitrage vidéo était utilisé en France et il a suscité des réactions diverses chez les joueurs français après le match, entre critiques, incrédulité ou soutiens à ce dispositif.

Expérience lancée en 2016. L'Ifab, l'organisme garant des règles du football, a lancé une expérimentation en mars 2016 et prendra sa décision définitive en mars 2018. L'arbitrage vidéo sera instauré "s'il aide les arbitres tout en préservant l'émotion, l'intensité et la fluidité du spectacle. Aujourd'hui la ligne de conduite, c'est qu'il y ait le minimum d'interférence" sur le spectacle, considère Pascal Garibian.

Quatre cas précis de recours à la vidéo. Le risque n'est-il pas de déresponsabiliser les arbitres? "Le projet doit conserver une dimension humaine. Les arbitres doivent conserver leur expertise. La philosophie de l'assistance vidéo, c'est qu'il ne doit servir qu'à corriger une décision clairement erronée", répond le directeur technique. Et le responsable d'insister sur les quatre cas précis où la vidéo peut être utilisée: après un but marqué, sur une situation de penalty, pour un carton rouge direct ou pour corriger une erreur d'identité d'un joueur sanctionné.