Véhicules polluants bannis de Paris : une solution "peu efficace à court terme"

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La circulation des véhicules immatriculés avant le 1er janvier 1997 est désormais interdite à Paris.

Depuis le 1er juillet, la circulation dans la ville de Paris est désormais interdite aux véhicules immatriculés avant le 1er janvier 1997. Dans Europe Midi vendredi, Gilles Dansart, spécialiste des transports et rédacteur en chef de Mobilettre a regretté le choix d'une mesure "vraiment peu efficace à court terme".

Les conséquences "seront faibles". "Ce n'est pas facile parce que les gens considèrent que c'est discriminant", explique le spécialiste des transports. "Si les automobilistes ont acheté une voiture pas chère c'est pour des raisons de budget ou pour l'esthétisme des véhicules anciens. C'est une mesure qui ne passe pas très bien", poursuit-il. Par ailleurs, "les chiffres sont faibles et ça ne concerne que quelques pourcents du parc automobile donc les conséquences en terme de pollution seront faibles aussi", poursuit le rédacteur en chef de Mobilettre. S'il est difficile d'évaluer combien de voiture circule dans Paris au même moment, "le nombre de voiture fabriquées avant 1997 est très faible, on peut considérer que c'est autour de 5%, guère plus".

Mesures peu efficaces. "C'est plus un effet de signe qu'une réelle efficacité", avance Gilles Dansart. "Depuis le premier mandat de Bertrand Delanoë à Paris - il y a 15 ans - il n'y a pas eu de mesures vraiment forte", explique-t-il alors que "le premier mandat du maire avait abouti à une très forte réduction du nombre de voiture circulant dans Paris, de 20% à 30%". "Depuis, on tourne autour, on prévoit un grand plan bus pour qu'ils deviennent électriques, mais les bus ne représentent que 2% de la pollution. Là, on s'attaque aux voitures et aux motos assez vieilles qui ne représentent aussi que quelques pourcents de la pollution", déplore le spécialiste des transports sur Europe 1. "En France, on a choisi de s'attaquer plutôt à la motorisation, ce qui est vraiment peu efficace à court terme", conclut-il.