Valenciennes : entre 700 et 800 manifestants contre les suppressions d'emplois dans la région

  • A
  • A
Valenciennes : entre 700 et 800 manifestants contre les suppressions d'emplois dans la région
@ FRANCOIS LO PRESTI / AFP
Partagez sur :

"On est aussi dans la rue contre le projet de loi d'El Khomri, qui devrait faciliter encore davantage les licenciements et la casse", explique un manifestant.

Entre 700 et 800 personnes manifestaient jeudi à l'appel de la CGT à Valenciennes (Nord) pour dénoncer "les annonces catastrophiques" de suppressions de postes dans la région, notamment chez Vallourec.

Mobilisation des employés Vallourec. Environ 200 employés de la tuberie Vallourec de Saint-Saulve se sont réunis à l'entrée du site avant de rejoindre à pied le centre de Valenciennes contre le plan de réduction des effectifs et la fermeture du site annoncé par la direction. Début février, le fabricant de tubes sans soudures Vallourec a annoncé un plan de restructuration en Europe prévoyant la fermeture de deux laminoirs en France à Saint-Saulve et Déville-les-Rouen (Seine-Maritime), d'une ligne de filetage en Allemagne à Mülheim, et d'une ligne de traitement thermique au Royaume-Uni, à Bellshill (Écosse).

Entre 700 et 800 personnes dans la rue. Vers 10 heures, heure de début du rassemblement, entre 700 et 800 personnes étaient regroupées pour manifester sur la plus grande place de Valenciennes. "Nous sommes tous Vallourec", pouvait-on lire sur une banderole déployée en tête de cortège où l'on retrouvait le député-maire de Valenciennes Laurent Degallaix (UDI). "On a des annonces catastrophiques dans la région et tout le tissu économique va être durement touché", a déclaré Ludovic Bouvier, délégué régional CGT Métallurgie, présent sur place.

"On va repartir au temps de Germinal". "On est déjà dans une région durement touchée par le chômage. On est également dans la rue pour éviter le projet de loi d'El Khomri sur le code du travail, qui devrait faciliter encore davantage les licenciements et la casse, on va repartir au temps de Germinal", a-t-il ajouté. Dans un communiqué, la CGT du Nord estime que "des milliers d'emplois étaient menacés" dans la région en raison des menaces planant selon la centrale à "Vallourec, Akers, Bombardier, Alstom, Areva, SRD, Ajinomoto et Ascometal".