Une victime de violences conjugales poignardée par son ex-conjoint : "Je sentais une certaine détresse"

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Pour Christophe Monteiro, directeur du centre social de la Grand-Font à Angoulême, l'agression subie par Houria, poignardée par son ex-conjoint, n'est "malheureusement pas une surprise", confie-t-il mercredi sur Europe 1.

A Angoulême, l'émotion est vive après l'agression, la semaine dernière, d'Houria, 34 ans, poignardée par son ex-mari et aujourd'hui entre la vie et la mort. Car cette mère de famille, victime de violences conjugales depuis des années, a fait beaucoup pour échapper à son ancien époux. Elle voulait divorcer et était prise en charge dans le cadre du protocole "violences conjugales" depuis bientôt un an. Elle participait également aux ateliers organisés par le centre social de la Grand-Font, ce quartier populaire d'Angoulême.

"Je sentais qu'elle voulait fuir". Pour autant, Christophe Monteiro, directeur de la structure, ne se dit "malheureusement pas" surpris par cette agression. Sur Europe 1, mercredi, il confie avoir toujours décelé une peur chez Houria. "J'ai senti une certaine détresse, une peur de l'entourage familial. Je lui ai dis qu'ici (au centre social, ndlr) elle serait 'sécure' et que je ferais en sorte que ce soit 'sécure', que c'est important qu'elle vienne participer à des activités. En parallèle, je l'ai aidée à remplir un dossier pour avoir un appartement", détaille-t-il ajoutant de pas avoir pu distinguer de marques de coups physiques sur elle même s'il a pu les présumer. "Ce qui est sûr, c'est que je la sentais apeurée. Je sentais qu'elle voulait fuir, qu'elle voulait son indépendance", ajoute-t-il précisant par ailleurs qu'elle avait obtenu une carte de séjour que son ex-mari n'avait pas eu.