Une pétition pour signaler les aliments trop gras, trop salés, trop sucrés

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Une pétition pour signaler les aliments trop gras, trop salés, trop sucrés
Bientôt un code couleur sur les aliments pour savoir si ils sont bons pour la santé ?@ PHOTOPQR/LE PROGRES/THEVENOT
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INFO E1 - Des médecins et des associations de consommateurs et de malades réclament un code couleur pour classer les aliments selon leur dangerosité.

L’INFO. Du rouge, du rose, du orange, du jaune et du vert : cinq couleurs viendront peut-être bientôt orner tous les emballages alimentaires dans les rayons des supermarchés. C’est en tout cas ce que réclament dans une lettre ouverte à Manuel Valls plusieurs associations de professionnels de la médecine, de malades et de consommateurs. Présentée comme une pétition citoyenne, cette initiative a pour but de lutter contre les maladies chroniques (obésité, diabète, maladie cardio-vasculaire, etc.) liées aux trop fortes concentrations en sel, en sucres ou en gras.

Du beau monde. La lettre ouverte, envoyée mardi au Premier ministre rassemble de nombreuses signatures. Du côté des professionnels de santé, déjà six associations soutiennent l’initiative, dont la Société française de la santé publique (SFSP) et la Fédération française de cardiologie (FFC). Les associations de consommateurs CLCV et Que Choisir sont aussi de la partie, tout comme des associations de malades, notamment du diabète.

“Pour mon information, je demande au gouvernement que soit mis en place un système d’information sur la qualité nutritionnelle simple et compréhensible sur la face avant des emballages des aliments”, réclame la pétition mise en ligne par le collectif.

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Un code couleur. Concrètement, les pétitionnaires veulent l’instauration d’un code coleur simple, comme on peut déjà en trouver un exemple dans les rayons de la chaîne anglaise Sainsbury’s. La couleur dépendra de la dangerosité des aliments qu’on trouve dans les rayons des supermarchés. Si la bulle est rouge, c’est que l’aliment est très mauvais pour la santé, s’il est vert, il contient peu de graisses, de sel ou de sucres.

Chaque aliment se verra attribuer une couleur entre cinq en fonction du rapport entre ses ingrédients les plus mauvais pour la santé et ceux qui font du bien au corps, comme les fibres ou les protéines. L’objectif : mieux informer les clients sur ce qu’ils achètent, mais aussi pousser les industriels à investir pour améliorer les produits qu’ils proposent et ainsi les faire changer de catégorie de couleur.



Comparer en un clin d’oeil. Et il faut dire que l’idée semble plutôt efficace à première vue. Grâce à ce système on s’aperçoit d’un coup d’oeil que dans les produits apéritifs, les tortillas sont meilleurs pour la santé que les chips, qui sont elles-mêmes meilleures que les soufflés au fromage.

Le code couleur permettra également de comparer les aliments d’une même famille. Dans la charcuterie par exemple, on verra simplement que le jambon est bien meilleur que la saucisse de Strasbourg qui elle-même abîme moins le corps que la chipolata.

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Faire bouger le gouvernement. “Il est important d’introduire quelque chose de simple à déchiffrer. C’est important parce que nos pays font face à des maladies chroniques qui vont peser extrêmement lourdement sur nos finances. Je crois possible d’enrayer le développement galopant de ces maladies en modifiant la consommation alimentaire d’un part et en modifiant l’activité physique”, défend Jean-Louis Bresson, professeur de pédiatrie à l’hôpital Necker de Paris et signataire de la pétition.

Et si autant de grands noms participent à l’initiative, c’est parce que les organisateurs de la pétition espèrent peser dans la bataille de la nouvelle loi de santé publique. La ministre, Marisol Touraine, fait en effet face à un fort lobby des industriels, soutenus par le ministère de l’Agriculture qui freine des quatre fers.

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