Une mosquée fermée à Aix-en-Provence dans le cadre de l'état d'urgence

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Une mosquée fermée à Aix-en-Provence dans le cadre de l'état d'urgence
@ JOEL SAGET / AFP
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Il s'agit de la première mosquée fermée dans le cadre de l'état d'urgence dans le département des Bouches-du-Rhône.

La mosquée Dar-es-Salam d'Aix-en-Provence a fait l'objet mercredi d'une fermeture administrative dans le cadre de l'état d'urgence, son responsable prônant, selon le ministère de l'Intérieur, "une idéologie radicale appelant à la discrimination".
Il s'agit de la première mosquée fermée dans le cadre de l'état d'urgence dans le département des Bouches-du-Rhône, a précisé une source policière.

Une tendance à "rejeter l'autorité de l'État". La décision de la fermeture de la mosquée Dar-es-Salam, dite mosquée du Calendal, qui accueillait environ 300 fidèles lors du prêche du vendredi, "a été prise et notifiée, comme la loi le prévoit, par le préfet de police des Bouches-du-Rhône", a informé le ministère de l'Intérieur dans un communiqué. "Le responsable de cette mosquée prônait une idéologie radicale appelant à la discrimination, à la haine ainsi qu'à l'animosité à l'égard des autres. Tendant à rejeter l'autorité de l'État, la laïcité, la démocratie et les Constitutions contraires à la loi divine, il véhiculait ainsi un message contraire aux valeurs de la République et susceptible de constituer le terreau d'atteintes à la sécurité et à l'ordre publics", précise le communiqué.

Un prosélytisme "particulièrement actif". L'imam de cette mosquée se livrait, toujours selon le ministère, à "un prosélytisme particulièrement actif voire agressif, exerçant une forme de pression sociale sur les habitants du quartier". Les autorités s'inquiétaient notamment de la fréquentation du lieu par "des individus adeptes d'un islam radical, entretenant des relations avec d'autres individus connus pour leur radicalisation et leur proximité avec des personnes prônant le djihad".

Quatorze lieux de cultes musulmans fermés depuis 2015. Dans son arrêté, consulté par l'AFP, le préfet de police des Bouches-du-Rhône décrit la mosquée comme un "lieu de référence influent de la mouvance salafiste", qui accueille également "des femmes revêtues du voile intégral". L'imam s'était notamment insurgé contre l'appel du conseil régional du culte musulman à participer à une messe dans une église après l'attentat contre le père Jacques Hamel à Saint-Étienne-du-Rouvray, dans les Yvelines, le 26 juillet 2016.

Depuis novembre 2015, 21 lieux de culte musulmans (mosquées et salles de prière) ont été fermés, dont 14 au titre de l'état d'urgence en comptant la mosquée Dar-es-Salam.