Une élève renvoyée de Sciences Po pour antisémitisme

  • A
  • A
Une élève renvoyée de Sciences Po pour antisémitisme
@ FRANCK FIFE / AFP
Partagez sur :

Une élève koweitienne a été renvoyée définitivement de Sciences Po pour antisémitisme, une première dans cette école.

Elle avait tenu des propos extrêmement violents à l'égard des juifs sur Facebook. Une étudiante koweitienne a été exclue de Sciences Po, une première dans l'histoire de cet établissement prestigieux, a-t-on appris mardi auprès de l'établissement. L'étudiante, en troisième année, a été sanctionnée d'une exclusion définitive, a indiqué l'établissement, confirmant une information de Rue89.

Des propos contraires aux valeurs de l'école. C'est la première fois que la section disciplinaire prononce une exclusion définitive dans l'histoire de Sciences Po, a précisé l'école. La décision, prise le 16 décembre, a été affichée dans le hall du bâtiment de la rue Saint-Guillaume, conformément au code de l'éducation de Sciences Po, sans que le nom de l'étudiante ne soit communiqué. "Les propos (de la jeune femme) sont contraires aux valeurs et aux missions de Sciences Po", a souligné l'école.

"Mon pays peut vous mettre dans des fours". Dans le cadre de ses études, la jeune femme effectuait un stage l'automne dernier aux services culturels de l'ambassade de France aux États-Unis. Elle avait alors été épinglée par un collectif, The Inglourious Basterds, militants juifs contre l'antisémitisme très actifs sur les réseaux sociaux, pour des propos tenus sur sa page Facebook. "Vous les juifs (...), vous n'êtes à votre place nulle part dans ce monde - c'est pour ça (...) que vous êtes l'objet de discrimination où que vous soyez", avait-elle écrit lors d'un échange sur Facebook, selon les Inglourious Basterds. Son interlocuteur l'ayant taxée de racisme, elle avait répondu : "Je ne suis pas une immigrée venue de France. Je viens du Koweït et mon pays peut vous acheter, vous et vos parents, et vous mettre dans des fours."

Convoquée par son responsable à l'ambassade, la stagiaire avait confirmé ses propos, mais démenti être à l'origine du passage sur les "fours". Il avait été mis fin à son stage et Sciences Po avait décidé de suspendre sa scolarité à titre conservatoire, en attente de la décision de la section disciplinaire.