Tony Meilhon, le meurtrier de Laetitia Perrais, demande 8.000 euros de réparations à l'État

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Tony Meilhon, le meurtrier de Laetitia Perrais, demande 8.000 euros de réparations à l'État
Tony Meilhon compte déposer huit réclamations pour ses conditions de détention (image d'illustration de son procès en appel à Rennes en 2015)@ JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP
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Le meurtrier réclame un total de 8.000 euros à l'État pour diverses mesures prises à son encontre comme l'interdiction de travailler en cellule.

Tony Meilhon, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre de Laetitia Perrais, réclame un total de 8.000 euros à l'État pour ses conditions de détention à la prison de Rennes, rapporte Le Télégramme samedi.

Des réclamations pour des placements à l'isolement. Tony Meilhon compte déposer huit demandes devant le tribunal administratif de Rennes le 2 juin prochain. Cinq de ses demandes concernent des décisions du ministère de la Justice "portant prolongation de placement à l'isolement d'un détenu" pour des périodes s'étalant du 6 mars 2015 au 6 mars 2016. Pour chacun de ses demandes, le condamné réclame "1.500 euros en réparation du préjudice moral subi" à l'État, soit un total de 7.500 euros.

500 euros supplémentaires. Deux des réclamations demandent l'annulation de la décision du "maintien de l'inscription au répertoire des détenus particulièrement signalés (DPS)". Dans une dernière demande, Tony Meilhon réclame 500 euros "en réparation du préjudice subi" par "l'interdiction du travail en cellule" prononcée par le centre pénitentiaire de Rennes. 

Condamné à la perpétuité. Tony Meilhon a été reconnu coupable du meurtre et du démembrement de Laetitia Perrais, 18 ans en 2011 alors qu'elle rentrait de son travail près de Pornic. Il a été condamné en première instance en 2013 à la réclusion criminelle à perpétuité avec une peine de sûreté de 22 ans, une condamnation confirmée en 2015 par le tribunal de Rennes. Il avait refait parler de lui au cours de sa détention après avoir mis le feu à sa cellule de Condé-sur-Sarthe (Normandie) dix-huit mois plus tôt.