Tariq Ramadan mis en examen en Suisse pour viol

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Tariq Ramadan mis en examen en Suisse pour viol
Tariq Ramadan est désormais visé par quatre plaintes pour viol, en France et en Suisse. @ MEHDI FEDOUACH / AFP
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Tariq Ramadan est mis en examen en Suisse pour viol, accusé par une Suissesse de l'avoir violée dans une chambre d'hôtel à Genève en 2008. 

L’islamologue suisse Tariq Ramadan est visé par une information pénale en Suisse pour viol et contrainte sexuelle, ouverte en septembre, ce qui équivaut à une mise en examen dans le système judiciaire suisse, a appris Europe 1 auprès de l’avocat de la plaignante.

Audition à venir par le procureur suisse. "Le procureur et la police de Genève ont travaillé vite et bien, procédant à de nombreux actes de vérification et d’audition. Cette décision marque un avancement majeur de la procédure suisse, et démontre le sérieux des accusations portées par notre cliente", s’est félicité Me Romain Jordan. Il précise que Tariq Ramadan, actuellement en détention provisoire à Fresnes depuis sa mise en examen en France pour viol, sera entendu en France par le procureur suisse prochainement. Tariq Ramadan n'a en effet pas été encore interrogé par les procureurs suisses dans le cadre de cette affaire.

Elle l'accuse de viol dans un hôtel à Genève en 2008. L’islamologue de 56 ans est accusé par une Suissesse, connue sous le prénom "Brigitte", d’avoir abusé d’elle sexuellement dans un hôtel à Genève en 2008, en l’insultant et la frappant, rappelle Le Parisien. Ils se seraient rencontrés lors d’une séance de dédicaces à Genève, et auraient ensuite échangé virtuellement. Elle a déposé plainte en avril dernier. Il s’agit de la 4ème plainte pour viol visant Tariq Ramadan, après trois déposées en France.

Interrogé par Europe 1, l'avocat de l'une des plaignantes françaises, Eric Morain, ne s'est pas montré étonné de cette nouvelle procédure. "Vu de Paris, on se disait qu'il devait se préparer des choses importantes, tant les soutiens et proches de Tariq Ramadan n'ont eu de cesse de multiplier depuis deux semaines les interviews et les déclarations publiques parfois comminatoires", a-t-il réagi.