Séquestration à Goodyear Amiens-Nord : décision très attendue mercredi de la cour d'appel

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Séquestration à Goodyear Amiens-Nord : décision très attendue mercredi de la cour d'appel
Mercredi, une manifestation de soutien aux ex-salariés est prévue dès 11h. Image d'illustration. @ FREDERICK FLORIN / AFP
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En octobre dernier, huit ex-salariés de Goodyear avait été condamnés à 9 mois de prison ferme pour avoir séquestré deux de leurs dirigeants.

Leur condamnation en première instance à 9 mois de prison ferme pour la séquestration en 2014 de deux dirigeants de leur usine avait suscité de vives protestations : les huit ex-salariés de Goodyear Amiens-Nord connaîtront mercredi leur sort en appel.

Attente d'"une décision juridique". L'avocat général Dominique Tailhardat avait requis le 19 octobre 24 mois de prison avec sursis à l'encontre des huit hommes, parmi lesquels cinq militants CGT. En première instance, le 12 janvier 2016, ils avaient été condamnés à 24 mois de prison, dont neuf ferme.  "Nous attendons une décision juridique et non politique, on croit à la relaxe", a affirmé Mickaël Wamen, un des prévenus.

Un tollé parmi les syndicats. Cette peine avait provoqué un tollé en France, où plusieurs manifestations de soutien avaient été organisées. Une pétition en ligne réclamant l'arrêt des poursuites à leur encontre avait par ailleurs recueilli plus de 171.000 signatures. La CGT y avait vu un symbole de la "criminalisation de l'action syndicale".

Manifestation à 11h. Toute nouvelle condamnation serait "une condamnation de principe dirigée contre tous ceux qui entendent contester les agressions patronales dans tout le pays", a de nouveau prévenu Nathalie Arthaud (LO) dans un communiqué lundi. Elle s'était rendue à Amiens lors du procès en appel le 19 octobre. Dix mille personnes selon la CGT, 5.000 selon la préfecture, s'étaient rassemblées pour soutenir les huit prévenus, au côté du secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, de Jean-Luc Mélenchon, d'Olivier Besancenot (NPA) ou encore de François Ruffin, l'auteur de "Merci, patron !". Mercredi, dès 11h, "nous attendons entre 2.000 et 2.500 soutiens devant le tribunal... Sur un cas de répression syndicale, c'est le mouvement le plus rassembleur depuis près de 20 ans", a poursuivi Mickaël Wamen.