Sept places emblématiques de Paris bientôt réaménagées pour les piétons

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Sept places emblématiques de Paris bientôt réaménagées pour les piétons
La place de la Bastille lors de la Journée sans voitures, le 27 septembre 2015.@ BERTRAND GUAY / AFP
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La mairie de Paris veut transformer ces lieux de fort trafic automobile.

La mairie de Paris a décidé de réaménager sept places emblématiques de la Capitale d'ici à 2020 avec pour leitmotiv réduire la surface dévolue aux voitures, pour la rendre aux piétons et cyclistes, révèle le Journal du Dimanche.

"Faire des lieux de vie". "Anne Hidalgo (la maire PS de Paris) a décidé de s'attaquer à sept places parisiennes emblématiques d'ici à 2020. Ainsi, la place de la Bastille (4e-11e-12e arrondissements), de la Nation (11e-12e), du Panthéon (5e), d'Italie (13e), de la Madeleine (8e), la place Gambetta (20e) et la place des Fêtes (19e) s'apprêtent à changer de visage", annonce le journal. "Avec un leitmotiv : réduire la surface dévolue aux voitures, pour la 'rendre' aux piétons et cyclistes", ajoute le JDD. "Ils gagneront 50% d'espaces en moyenne", indique au JDD Christophe Najdovski (EELV), l'adjoint chargé de la voirie. "L'idée est de faire des lieux de vie, agréables et rééquilibrés, et pas seulement des lieux de passage. Aujourd'hui, les automobiles représentent 7% des déplacements et 77% d'occupation de l'espace public", explique de son côté au journal, Jean-Louis Missika (apparenté PS), adjoint chargé de l'urbanisme. 

Appels à candidature. "Un réaménagement avec pour mort d'ordre 'sobriété'. Restrictions budgétaires obligent, la maire n'a prévu qu'un budget de 30 millions d'euros pour les sept places, alors que la République reconfigurée en avait coûté 24 millions", ajoute le JDD, qui précise que "des appels à candidatures seront lancés pour confier ces chantiers à des collectifs regroupant architectes, urbanistes, paysagistes et médiateurs, qui feront de la conception avec les habitants". La mairie de Paris a lancé début février un appel à projets intitulé "Paris-culteurs", avec pour objectif "la création de 100 hectares de toits, de façades et de murs végétalisés d'ici à 2020, dont un tiers sera consacré à l'agriculture urbaine."