Semis et manifestation "pour arrêter" le megaprojet Europacity, dans le Val-d'Oise

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Semis et manifestation "pour arrêter" le megaprojet Europacity, dans le Val-d'Oise
Plusieurs centaines de citoyens étaient rassemblés dimanche.@ Thomas SAMSON / AFP
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Plusieurs centaines de personnes étaient rassemblées dimanche pour dire non au megaprojet Europacity qui doit se construire entre les aéroports du Bourget et de Roissy.

"Des champs, pas d'Auchan !", "Au boulot Hulot" : plusieurs centaines de citoyens, élus et syndicalistes ont manifesté dimanche à Gonesse dans le Val-d'Oise pour "arrêter" le megaprojet Europacity, qui mêlera à partir de 2024 commerces et loisirs sur 80 hectares de terres agricoles.

Un investissement majeur. Estimé à 3,1 milliards d'euros, ce projet porté par Immochan, la branche immobilière du groupe Auchan, en partenariat avec le conglomérat chinois Wanda, représente le plus grand investissement privé en France depuis la construction de Disneyland Paris en 1992.  A l'appel du "Collectif pour le triangle de Gonesse", plusieurs centaines de militants se sont réunis dimanche matin pour semer un des champs qui accueillera ce complexe imaginé comme un "nouveau quartier du Grand Paris", entre les aéroports du Bourget et de Roissy, à moins de 20 km au nord de Paris.

"Projet emblématique d'un projet de société consumériste". Vers 15h30, derrière une banderole "Non à Europacity" tenue par des enfants, ils ont marché en direction de la mairie de Gonesse au chant de "Urbanistes, aménageurs, pendez-vous! Laissez-nous tranquilles !", sous des drapeaux de Solidaires, Attac ou la Confédération paysanne. Présent parmi eux, le conseiller régional et coordinateur du parti de gauche Eric Coquerel a dénoncé un "projet emblématique d'un projet de société consumériste" qui "va tuer les commerces de proximité". "On était nombreux à Notre-Dame-des-Landes, on était nombreux à Bure, on va gagner, ils vont être obligés de reculer", a-t-il lancé, en référence à des projets d'aéroport et d'enfouissement de déchets nucléaires.

Un projet "favorable à l'emploi". Pendant ce temps, le maire PS de Gonesse Jean-Pierre Blazy avait réuni devant l'hôtel de ville quelques dizaines d'habitants pour défendre ce projet qui sera, selon lui, "favorable à l'emploi". Dans un communiqué, EuropaCity a dénoncé les critiques "infondées" de ses opposants et promis de "développer un ensemble urbain très attractif" qui "participera au désenclavement, au rayonnement et à la relance économique du Nord de l'Ile-de-France". "Le projet est conçu pour que les habitants en soient pleinement bénéficiaires, notamment en termes de création d'emplois", a assuré le promoteur. Près de 12.000 emplois étaient annoncés "en phase d'exploitation". Europacity retient désormais le nombre de 10.100 emplois (dont 7.400 à 8.100 créations nettes) qui était celui d'une expertise indépendante diligentée par la commission nationale du débat public.