Seine-Saint-Denis : "les lycées sont pleins à craquer", alertent les syndicats

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Seine-Saint-Denis : "les lycées sont pleins à craquer", alertent les syndicats
@ AFP
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Plusieurs établissements se sont mis en grève depuis la rentrée dans le département.

En raison d'une forte poussée des effectifs, les lycées en Seine-Saint-Denis, dont plusieurs se sont mis en grève depuis la rentrée, "sont pleins à craquer", dénonce vendredi une intersyndicale qui réclame à la région Ile-de-France un plan d'investissement massif.

"Entre 600 et 1.000 élèves supplémentaires" chaque année. Depuis le 1er septembre, une dizaine des 91 lycées du département ont lancé des mouvements de grève pour dénoncer la "surcharge des classes et les difficultés liées au manque de places dans les établissements", ont rappelé plusieurs syndicats du second degré dans une lettre ouverte adressée jeudi à Valérie Pécresse, la présidente LR de la région Ile-de-France. Depuis 2007, dans ce département qui connaît une natalité élevée et un essor de la construction de logements, "entre 600 et 1.000 élèves supplémentaires" entrent au lycée chaque année, dont 900 en 2017. 

Les syndicats veulent un "plan exceptionnel d'investissement". Or, "seuls deux lycées généraux ont ouvert depuis 2007", quand "il faudrait construire six lycées uniquement pour (...) maintenir des conditions d'enseignement décentes", estiment le SNES-FSU 93, le SNEP-FSU 93, la CGT Educ'Action 93, SN-FO-LC 93 et SUD Education 93. "Partout, les lycées sont pleins à craquer, d'où une dégradation des conditions d'étude des élèves": "pause déjeuner de 30 minutes, cours mal répartis dans la semaine, emplois du temps étendus parfois jusqu'à 19h, salles non adaptées aux besoins spécifiques des disciplines, etc...", dénoncent les syndicats.

Pour éviter "d'accroître encore le nombre d'élèves par classe", au risque de "compromettre" leurs chances de réussite, en particulier dans l'éducation prioritaire, l'intersyndicale réclame à la région un "plan exceptionnel d'investissement", axé sur la rénovation des bâtiments vétustes et la construction de nouveaux établissements. Et, dans l'attente, des "mesures d'urgence" comme l'installation temporaire de préfabriqués.