Sécurité des centrales nucléaires : mobilisation de Greenpeace samedi

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Sécurité des centrales nucléaires : mobilisation de Greenpeace samedi
Selon Greenpeace, les piscines où sont entreposés les combustibles nucléaires usés ne sont pas assez renforcées. Image d'illustration. @ PHILIPPE DESMAZES / AFP
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Dans une vingtaine de villes samedi, l'ONG de protection de l'environnement va aller à l'encontre des passants pour les sensibiliser sur la question. 

Armés de "piscines en carton", des militants de Greenpeace organiseront samedi dans plusieurs villes des "actions de sensibilisation" pour dénoncer la sécurité des centrales nucléaires qu'ils jugent vulnérables aux attaques extérieures.

"Fragilité" des piscines d'entreposage. Dans une vingtaine de villes dont Paris à la gare Saint-Lazare, Lyon, Bordeaux, Lille, Rennes ou Strasbourg, l'ONG veut mettre en garde les passants "à l'aide d'une piscine en carton pour symboliser la fragilité des piscines d'entreposage du combustible usé", selon un communiqué.

Risques d'accident nucléaire, selon Greenpeace. Dans un rapport dont des extraits ont été publiés mardi, sept experts mandatés par l'ONG se sont penchés sur la capacité de résistance des piscines d'entreposage des combustibles nucléaires usés dans les centrales françaises, et dans celles de Doel et Tihange en Belgique. Ils ont pointé du doigt le fait que ces piscines, qui peuvent contenir plus de combustibles que les cœurs des réacteurs, ne sont pas protégées comme ces derniers par des enceintes de confinement renforcées. Si la piscine est endommagée par un acte de malveillance et qu'il n'y a plus d'eau, le combustible s'échauffe, déclenchant alors un accident nucléaire, met en garde Greenpeace.

Action jeudi sur le site de Cattenom. Pour défier EDF qui a assuré que les centrales françaises étaient "sûres, bien surveillées et bien protégées", des militants de l'ONG se sont introduits jeudi sur le site de Cattenom en Moselle. Greenpeace a affirmé avoir alors tiré un feu d'artifice au pied du bâtiment abritant la piscine de combustible usé, mais EDF a assuré que les militants n'avaient pas pénétré dans la zone nucléaire.