Saint-Martin : des poissons pour lutter contre les moustiques

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Saint-Martin : des poissons pour lutter contre les moustiques
@ HELENE VALENZUELA / AFP
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La collectivité de l'île utilise des poissons pour manger les larves des moustiques et ainsi lutter contre la dengue, le zika ou encore le chikungunya.

C'est un anti-moustique original. Saint-Martin utilise des poissons appelés golomines pour "qu'ils mangent les larves de moustiques" après le passage de l'ouragan Irma qui a dévasté l'île. Selon l'Agence régional de santé (ARS), les golomines ont, en plus, la particularité de se reproduire vite. Ce qui assure une lutte contre les moustiques constante. 

Lutter contre les maladies. Le directeur de l'ARS, Patrice Richard, précise que les poissons sont déposés "dans des fûts ou des citernes dont l'eau n'est pas consommable" pour éviter la prolifération de ces insectes vecteurs de maladies comme la dengue, le zika ou le chikungunya. Prochainement, en plus des pulvérisations, le soir, dans différents quartiers, "des granules" devraient aussi être déposées dans des épaves de bateaux échoués ou des amas de tôle, qui constituent des gîtes potentiels. "Une dizaine d'agents" sont déployés dans l'île pour se consacrer à la distribution de moustiquaires, de golomines et à la sensibilisation de la population.

La distribution d'eau potable n'est pas rétablie partout. Même si la phase d'urgence est terminée, l'île ne s'est pas encore totalement remise du passage d'Irma. Si Patrice Richard affirme que l'eau du robinet "est consommable partout" où elle coule, il reste encore des endroits non réalimentés, dont le réseau est "trop détérioré". Les habitants utilisent donc des citernes. Une usine de désalinisation a également été mise sur pied, elle "va produire 6000 m³ d'eau potable par jour".

Baignade toujours interdite. Les plages, aussi, souffrent encore d'Irma. Si les analyses sont bonnes dans les zones les plus fréquentées, la baignade est toujours interdite par la collectivité : des "débris" pourraient toujours se trouver dans l'eau, confie Patrice Richard.