Retour à Tarnac, six mois après l’interpellation de Julien Coupat

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Retour à Tarnac, six mois après l’interpellation de Julien Coupat
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Europe 1 est retourné à Tarnac, petit village de Corrèze où sont toujours installés des proches de Julien Coupat, le principal suspect dans l’enquête sur des sabotages à la SNCF. Dans un entretien au Monde, cet homme arrêté mi-novembre dénonce "une petite vengeance".

Rien ne semble avoir bougé à Tarnac au cours des six derniers mois. La plupart des personnes mises en causes dans l’affaire des sabotages de lignes à la SNCF n’ont plus le droit de retourner dans ce petit village de Corrèze où elles s’étaient installées. Mais leurs proches sont toujours là, gérant notamment l’épicerie du bourg.

Certains habitants s’interrogent toujours sur l’installation à Tarnac de Julien Coupat, considéré comme le chef de ce groupe dit "d’ultra-gauche" et seul suspect toujours incarcéré dans ce dossier. Mais la plupart ne le considère pas comme un terroriste.

Fabienne Le Moal, reporter d’Europe 1, est retournée à Tarnac :


Dans un entretien au Monde, daté de mardi, Julien Coupat s’exprime pour la première fois en longueur. Mis en examen pour "direction d'une entreprise terroriste et destruction en réunion à visée terroriste", il nie implicitement sa responsabilité dans les sabotages des lignes SNCF. Tournant en dérision la police, il dénonce la prolongation de sa détention comme "une petite vengeance bien compréhensible au vu des moyens mobilisés et de la profondeur de l'échec".