Restaurants : les notes des contrôles sanitaires bientôt publiques

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Restaurants : les notes des contrôles sanitaires bientôt publiques
@ MYCHELE DANIAU / AFP
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Les restaurateurs s'insurgent contre cette mesure, craignant des chutes de fréquentation. 

A quelques jours de la publication d'un décret sur la "mise en transparence" des contrôles sanitaires dans les établissements de toute la chaîne alimentaire, devant entrer en vigueur le 1er juillet, les restaurateurs de la principale organisation l'Umih s'insurgent.

Experimentations à Paris ou Avignon. "L'hygiène alimentaire est un prérequis à l'exercice du métier de restaurateur : soit l'entreprise est en conformité, soit elle ne l'est pas, et dans ce cas, elle ne doit pas être ouverte, on ne peut pas transgresser, les contrôles sont donc très importants", explique Hubert Jan, président de la branche restauration de l'Umih. Ce décret, qui a connu une première phase d'expérimentation à Paris et Avignon depuis le 1er juillet 2015, visible sur une carte interactive, est prévu dans la loi d'Avenir de l'Agriculture adoptée à l'hiver 2014.

Des niveaux d'hygiène à améliorer. Il doit entrer en vigueur le 1er juillet, se généralisant à l'ensemble du territoire et au niveau de toute la chaîne alimentaire : des restaurants aux cantines en passant par les industries ou encore les abattoirs. Selon cette première phase de contrôles menée de juillet à septembre dernier, à Paris, "seulement 34 % des établissements ont obtenu un niveau d'hygiène +bon+. Un peu plus de la moitié (54%) ont obtenu un niveau +acceptable+ et 8% un niveau d'hygiène +à améliorer+".

"Ça peut alimenter la psychose". Le problème de ce décret selon Hubert Jan, est "que l'on vient mettre quatre niveaux de résultats: niveau d'hygiène très satisfaisant, satisfaisant, à améliorer et enfin à corriger de manière urgente", regrette ce restaurateur. "La grande majorité des restaurateurs va se retrouver dans le niveau satisfaisant et à partir du moment où il y a un niveau très satisfaisant, c'est anxiogène pour le consommateur", poursuit-il, soulignant que "la profession, durement touchée par la chute de fréquentation après les attentats, n'a pas besoin d'être jetée en pâture et stigmatisée".