Renault veut prévenir les suicides

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Renault veut prévenir les suicides
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Après le suicide de trois salariés il y a deux ans, Renault a tenté d’adapter sa gestion des ressources humaines au Technocentre de Guyancourt.

Des horaires réduits, une réorganisation des ressources humaines pour plus de proximité avec les salariés, la présence d'un psychologue sur le site et la possibilité de consulter un professionnel à l’extérieur de façon anonyme : deux ans après le traumatisme lié à la mort de trois salariés, le Technocentre Renault de Guyancourt, dans les Yvelines, multiplie les initiatives pour prévenir les risques de suicide.

"Le principe, c’est revenir aux basiques du management, autour de la proximité et de l’écoute", a expliqué Bernard Ollivier, le directeur des établissements d'ingénierie France chez Renault, sur Europe 1 mardi. Un poste de "responsable de ressources humaines de proximité" a ainsi été créé. Questions de formation, de bulletin de salaire, d'évolution individuelle ou plus personnelle : voilà les missions qui lui sont dévolues.

Autre mesure : la maîtrise du temps de travail. Auparavant, le Technocentre était ouvert de 5h30 à 22h30. "Il y avait des gens qui faisaient des horaires qui n'étaient pas normaux", souligne Bernard Ollivier qui parle d’un monde "d’ingénieur passionnés". Désormais, le Technocentre est ouvert de 7h à 20h30, "un vrai changement" pour les salariés.

L'entreprise organise également un forum santé qui permet aux salariés durant trois jours de s'informer sur les bienfaits de la sieste ou la nutrition. Objectif : parvenir à un équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle. "Je crains qu’aujourd’hui, et la crise n’est pas la pour améliorer les choses, ces problèmes concernent toutes les entreprises", assure Bernard Ollivier.