Recalés d'APB : "Je ne voulais pas faire quelque chose par défaut"

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La plateforme d'orientation Admission Post-bac ferme lundi, laissant plus de 3.000 bacheliers, sans affectation, en plein désarroi. Europe 1 est allé à leur rencontre.

REPORTAGE

Comme l'année dernière, Clara est en Terminale L à Sceaux, dans les Hauts-de-Seine. A-t-elle redoublé ? Non, elle a bien eu son baccalauréat en juin dernier, mais aucun de ses choix sur la plateforme d'orientation Admission Post-Bac n'a été accepté. Elle s'est donc résolue à prendre une décision extrême : refaire sa Terminale et repasser son bac à la fin de l'année scolaire. "Les profs sont exactement les mêmes que l'année dernière, donc ils étaient un peu étonnés de me voir. Ils m'ont conseillé de faire autre chose, car vu que j'ai mon bac, ils trouvaient ça un peu dommage de le repasser… Mais je ne voulais pas faire quelque chose par défaut", affirme-t-elle. Clara espère décrocher une mention en 2018 et entrer enfin dans une école d'art avec un meilleur dossier.

"On était persuadés qu'il allait y avoir des places." Il n'y a que pas que les bacheliers de l'année, comme Clara, qui sont pris dans la machine APB. Garance a terminé au printemps sa première année de fac en lettres modernes. À 18 ans, elle change de voie, certaine d'avoir trouvé le cursus qui lui convient mieux : ce sera la psychologie. Elle s'inscrit dans plusieurs universités et n'en obtient aucune. On lui propose bien des places en fac de japonais ou polonais, mais elle aussi refuse de choisir une filière par défaut. 

"On était persuadés qu'il allait y avoir des places, on ne pouvait pas imaginer qu'il n'y en ait pas. Son père et moi sommes allés à la fac, y avons suivi un parcours et trouvé des emplois derrière. Cela nous semblait normal dans la République française", s'étonne encore Isabelle, la mère de Garance. Cette dernière postule en ce moment pour un service civique payé environ 500 euros, dans une école maternelle. Histoire de laisser passer l'année et muscler son CV pour ne pas connaître pareille déconvenue à l'été prochain.