Rassemblements de policiers à Nancy et à Strasbourg

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Rassemblements de policiers à Nancy et à Strasbourg
IMAGE D'ILLUSTRATION @ JEFF PACHOUD / AFP
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A Nancy, une centaine de policiers se sont rassemblés devant le commissariat central et se sont dirigés vers la préfecture, escortés par des voitures de service, sirène et gyrophare en action.

Plus de 150 policiers se sont rassemblés samedi soir à Strasbourg et à Nancy pour manifester leur exaspération, déplorer leurs conditions de travail et exprimer leur solidarité avec leurs collègues sauvagement agressés récemment en région parisienne, ont constaté deux journalistes de l'AFP dans ces deux villes.

"On en a marre". A Strasbourg, une cinquantaine de policiers nationaux et municipaux, tous en civil, se sont réunis sur la place Kléber. Un cortège de voitures de service a fait le tour de la place, deux-tons en marche et gyrophares allumés, au grand étonnement de touristes en promenade. "On en a marre, comme tous nos collègues de France et de Navarre", a confié un fonctionnaire ayant requis l'anonymat.

"Les voitures en mauvais état, la veste ignifugée qui ne l'est plus après trois lavages, le bon gilet pare-balles qu'on se paye soi-même parce que celui de l'administration n'est pas très efficace et surtout l'exaspération de voir avec quelle mansuétude nos 'clients' ressortent du tribunal après qu'on les y a conduits", a poursuivi ce policier qui a refusé d'indiquer son commissariat d'attache. Les policiers ont entonné la Marseillaise et se sont dispersés sous le regard bienveillant de quelques uns de leurs collègues de service et en uniforme.

"83 % des Français aiment la police et j'en suis". A Nancy, une centaine de policiers se sont rassemblés devant le commissariat central et se sont dirigés vers la préfecture, escortés par des voitures de service, sirène et gyrophare en action. Ils ont réclamé la démission du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, puis entonné la Marseillaise. Thierry, un anonyme de 59 ans, qui s'est présenté comme "un simple citoyen" est venu soutenir les policiers. Il a brandi un drapeau français sur lequel il avait écrit "83 % des Français aiment la police et j'en suis". Les policiers ont ensuite fait le tour de la place Stanislas, sous les fenêtres de la préfecture de Meurthe et Moselle.

Après la très violente agression de quatre policiers le 8 octobre à Viry-Châtillon (Essonne), des rassemblements spontanés similaires de policiers ont lieu depuis une semaine un peu partout en France.