Radicalisation à la RATP : "C'est compliqué dans les dépôts"

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Radicalisation à la RATP : "C'est compliqué dans les dépôts"
La RATP est pointée du doigt pour la radicalisation de certains salariés.@ LOIC VENANCEAFP
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ATTENTATS - La RATP, où l'un des terroristes a travaillé, est pointée du doigt pour la radicalisation de certains de ses employés.

Alors que l'un des terroristes ayant participé aux attaques de vendredi soir dans Paris a travaillé pendant 15 mois à la RATP, la question de la radicalisation et de la place de la religion dans l'entreprise se pose. Un article du Parisien révèle par ailleurs ce mardi, que la RATP serait l'entreprise employant le plus de personnes soupçonnées de radicalisation.

Des problèmes au dépôt. Contacté par Europe 1, un responsable de la CFDT-RATP, Christophe Salmon, déplorait les attitudes de certains personnels : "le fait, déjà, de refuser de serrer des mains à des collègues féminins. Nous à la CFDT-RATP, depuis 2012 nous nous sommes battus pour le guide de la laïcité donc je ne vais pas vous dire que nous l'acceptons." explique-t-il.

Des problèmes rencontrés "au sein des dépôts", ajoute-t-il, avant de déplorer : "c'est triste d'en arriver là entre des collègues […] C'est déplorable". Les syndicats ont pourtant tenté de faire bouger les choses, notamment en envoyant un courrier à la direction en 2012. Mais si les comportements ont changé dans certains départements grâce au guide de la laïcité, cela reste toujours "compliqué dans les dépôts".

Peu de cas pour la RATP. Pour Elisabeth Borne, PDG de la RATP, il n'y a pourtant pas eu de remontées particulières : "en tant qu'employeur, ce à quoi nous veillons c'est de respecter les principes de laïcité qui sont inscrits dans nos contrats de travail et font l'objet d'une charte au niveau de l'entreprise. Il faut aussi relativiser, je pense qu'il faut partir de faits, or depuis que je suis arrivée il n'y a pas eu de signalement." a-t-elle expliquée avant de conclure "s''il y en a ils seront sanctionné".


Radicalisation à la RATP : "c'est triste d'en...par Europe1fr