Procès Merah : "Même les nazis ne faisaient pas ça", s'indigne Samuel Sandler

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Le procès des deux personnes soupçonnées de complicité avec Mohamed Merah s'ouvre lundi à Paris et ravive le cauchemar vécu par les proches des victimes du terroriste en 2012.

TÉMOIGNAGE EUROPE 1

Un voile volontairement posé sur un patronyme qui a horrifié la France entière il y a cinq ans. Mohamed Merah a tué le fils et les deux petits-enfants de Samuel Sandler en mars 2012, devant l'école Ozar Hatorah, rebaptisée Ohr Torah, "Lumière de la Torah". Depuis, l'homme tait son nom. "Je veux les priver de nom parce que eux ont privé de vie mes enfants", explique-t-il simplement au micro d'Europe 1 pour parler de Jonathan, 30 ans, son fils, et Arié, 6 ans, et Gabriel, 4 ans, ses petits-enfants.

"Une autre manière de les assassiner". Ouvert lundi à Paris, le procès d'Abdelkader Merah et de Fettah Malki, respectivement frère du terroriste jugé pour complicité et proche du tueur et fournisseur d'un pistolet mitrailleur et d'un gilet pare-balles, va durer cinq semaines. Il réveille un bien douloureux souvenir chez Samuel Sandler : "J'ai l'impression que c'est encore une autre manière de les assassiner, d'avoir toujours ce nom-là sans cesse pendant un mois. C'est lui accorder une étincelle d'humanité, ce que j'ai toujours refusé. On ne peut pas avoir une humanité quand on tue un enfant de 3 ans la tétine à la bouche et qu'on filme. Même les nazis ne faisaient pas ça", conclut-il.