Procès Fiona : "Tu ne dis pas la vérité", lance Berkane Makhlouf à Cécile Bourgeon

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Jeudi, la cour d'assises du Puy-de-Dôme a poursuivi l'étude des faits. Les déclarations contradictoires des assassins présumés de l'enfant commencent à agacer.

"Il ne faut pas nous prendre pour des crédules, des naïfs !". L'avocat général le reconnaît : la colère l'emporte. Jeudi matin, la cour d'assise du Puy-de-Dôme a examiné les faits du dossier sur la disparition de Fiona en 2013. Mais les déclarations contradictoires de la mère et du beau-père de la petite fille disparue à l'âge de 5 ans en 2013, commencent à agacer. Dans une affaire où les déclarations farfelues se succèdent depuis le début, l'audience a tourné à la mauvaise farce mercredi avec la venue d'une médium, prétendant savoir où était enterré le corps de Fiona.

"Accordez-vous sur les mensonges !". Au quatrième jour du procès qui se tient à Riom, l'attitude de Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf échauffent les esprits des magistrats. Particulièrement lassé, l'avocat général leur lance : "J'ai quatre enfants, accordez-vous sur les mensonges !". Rien n'y fait. Sur la chronologie, les coups ou les faits, la mère et le beau-père, jugés pour coups mortels aggravés, ânonnent de vagues réponses, telles que : "Je ne sais pas", "Je ne m'en souviens plus", "C'est possible".



L'insupportable récit du dimanche matin. Quand Cécile Bourgeon affirme qu'elle n'a jamais frappé Fiona, Berkane Makhlouf marmonne "Tu ne dis pas la vérité". Elle se tourne vers lui. C'est la première fois qu'ils se parlent directement. "Toi non plus, tu ne dis pas la vérité".



Un peu plus tard, le beau-père se lance dans l'insoutenable récit du dimanche matin quand, disent-ils, ils ont découvert que Fiona était morte. Il évoque un cauchemar et parle de ses tentatives pour la ranimer pendant qu'il la lave de son vomi. Les détails sont insupportables. Et, dans la salle, une partie du public pleure…