Pour Valls, Eurotunnel doit "assumer ses responsabilités"

  • A
  • A
Pour Valls, Eurotunnel doit "assumer ses responsabilités"
@ AFP
Partagez sur :

Après la mort d’un migrant dans le tunnel sous la Manche, mercredi, le Premier ministre a estimé qu'Eurotunnel doit "aussi assumer ses responsabilités".

Quelques heures après le ministre de l’Intérieur, le Premier ministre Manuel Valls a, à son tour, estimé qu'Eurotunnel doit "aussi assumer ses responsabilités". Plus tôt dans la journée de mercredi, Bernard Cazeneuve avait en effet déclaré : "Le groupe Eurotunnel doit également prendre ses responsabilités" pour la sécurisation du site. Deux ministres, une ligne.

Un réfugié meurt en tentant de rejoindre le Royaume-Uni. A la suite du décès d'un clandestin dont le corps a été retrouvé mercredi, Manuel Valls a rendu hommage à "des hommes qui, souvent au péril de leur vie, ont fait des milliers de kilomètres et qui meurent aujourd'hui dans des conditions épouvantables", en marge d'un déplacement à Castelnavet, dans le Lot. Depuis Calais, ce Soudanais avait tenté, comme des milliers d’autres réfugiés, de s'introduire dans le tunnel sous la Manche pour atteindre le Royaume-Uni. C'est le neuvième migrant à mourir en essayant de pénétrer dans le tunnel, depuis début juin.

120 policiers déployés en renfort. "Chacun doit prendre ses responsabilités. Eurotunnel doit aussi assumer ses responsabilités", a ajouté le chef du gouvernement. "L'Etat lui aussi assume pleinement ses responsabilités par les moyens qui ont été mis sur la ville de Calais en matière de forces d'ordre", a-t-il souligné après l'annonce, par Bernard Cazeneuve, d'un renfort de 120 policiers supplémentaires pour enrayer ce qu'Eurotunnel présente comme des "invasions systématiques". Depuis 2012, l’Etat a notamment multiplié par cinq les moyens en terme de forces de l‘ordre, avait rappelé le ministre.  

Plus de 2.000 tentatives de passage par nuit. Au lendemain d'une nuit où ces intrusions massives et quotidiennes avaient atteint environ 2.000 tentatives, on en a encore compté 2.300 dans la nuit de mardi à mercredi, selon le ministère de l'Intérieur. "Le dialogue avec nos amis britanniques est constant [...] La France assume ses responsabilités avec humanité et fermeté", a conclu Manuel Valls.