Poules pondeuses maltraitées : "La grande distribution est responsable"

  • A
  • A
Partagez sur :

Interrogé par Thomas Sotto au micro d'Europe 1, Périco Légasse nous donne les clés pour bien choisir ses oeufs.

Poules martyres. Mercredi une nouvelle vidéo dénonçant les conditions d'élevage de poules pondeuses dans l'Ain a créé la polémique. Pour Périco Légasse, critique culinaire, rédacteur en chef à Marianne, et auteur de A table citoyens ! (Ed. du Cerf, 2016), "il reste encore des brebis galeuses". "La grande distribution est responsable : elle demande un tel écrasement des prix qu'elle condamne le producteur à arriver à de telles négligences, c'est la conséquence du low-cost", accuse le journaliste. 

La DGCCRF ne contrôle plus. Faut-il nécessairement être riche pour manger sainement ? Périco Lécasse est catégorique : "Pas du tout. Il faut avant tout être bien informé. Il y a des normes et des réglementations très précises". Et de pester contre les abus : "Le problème est avant tout que le gouvernement Fillon a démantelé la DGCCRF, le service de répression des fraudes, censé s'assurer de toutes les normes sont respectées. Dès lors, l'industrie se permet aujourd'hui ce qu'elle ne se permettait pas autrefois", regrette Périco Légasse. 

On "laisse tomber les oeufs 2 et 3". Le critique gastronomique rappelle qu'une réglementation existe pour les œufs en particulier. "Il faut regarder sur l’œuf, il peut être marqué quatre chiffres : 0, 1, 2 ou 3", rappelle le gastronome. Le 0 correspond à des œufs bio, 1 pour des poules en plein air mais pas bio, 2 pour un élevage dans un hangar au sol avec des lumières artificielles et 3 "c'est en cage, et jusqu'à 18 poules au mètre carré, soit l'espace d'une feuille A4 pour chaque poule". Le conseil de Périco Légasse ? "Les oeufs 2 et 3, on laisse tomber !"