"Policiers en colère" : pas de sanction pour l’agent convoqué par l’IGPN

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"Policiers en colère" : pas de sanction pour l’agent convoqué par l’IGPN
Guillaume, ici à gauche, avait été auditionné devant l'IGPN le 3 novembre 2016.@ PATRICK KOVARIK / AFP
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L'agent qui avait été convoqué par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) en novembre 2016 après la gronde des policiers n'a pas été sanctionné.

Guillaume, policier dans les Hauts-de-Seine, avait témoigné au nom de ses collègues manifestants, au moment de la grogne des policiers à l'automne 2016. Son comportement avait irrité sa hiérarchie et il avait même été convoqué par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) le 3 novembre 2016. Mais, finalement, d’après les informations d’Europe 1, il échappe à une sanction. Il a reçu les conclusions de la police des polices jeudi 3 août. "Je suis soulagé", a confié à Europe 1 le jeune homme, qui va pouvoir continuer à exercer. "J’aime mon métier, je ne suis pas rentré dans la police par hasard."

Deux manquements reprochés. Cinq manifestations ont été étudiées par l’IGPN, entre celle du 17 octobre, soirée où Jean-Marc Falcone, directeur général de la Police nationale, avait été chahuté et celle du 3 décembre sur le Champ-de-Mars, et les bœufs-carottes ont noté deux manquements. Ils reprochent à Guillaume de n'avoir respecté ni l’obligation d’obéissance ni le devoir de réserve auquel il est astreint en tant que policier. "C’est dommage", estime le brigadier qui "ne regrette pas du tout ce qu’[on] a fait". "Je ne crois pas avoir nuit à l’image de la police, et s’il faut le refaire, je le referai", confie-t-il, toujours impliqué dans l’association MPC, née de ce mouvement qui dénonce les conditions de travail des policiers.

"Pas le seul policier en colère". Si Guillaume échappe aux sanctions, c’est en vertu du contexte particulier, d’après le document de l’IGPN qu’Europe 1 a pu consulter. "Les manquements constatés s’étant produits lors d’une période particulière et ne s’étant jamais renouvelés (…), je propose que ce dossier soit classé", écrit la contrôleuse générale. "Ils ont vu que je n’étais pas le seul policier en colère de France", se satisfait Guillaume, qui avait bénéficié d’une manifestation de soutien de la part de ses collègues le jour de son audition.